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08 décembre 2011 - Media release

Le soutien de la France conforte l’action mondiale engagée par INTERPOL contre la piraterie maritime

La lutte mondiale contre la piraterie maritime au centre de la visite à INTERPOL de la Représentante spéciale de la France


LYON (France) – Mme Jocelyne Caballero, Représentante spéciale du ministère français des Affaires étrangères et européennes chargée de la coordination de la lutte internationale contre la piraterie maritime, a rencontré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, dans le cadre de l’étroite collaboration entre la France et l’organisation mondiale de police sur la question du renforcement de l’action internationale contre la menace que représente la piraterie maritime.

Lors des entretiens qui se sont déroulés au siège du Secrétariat général d’INTERPOL, Mme Caballero et le Secrétaire Général Noble ont évoqué la stratégie internationale actuelle de lutte contre la piraterie maritime et les projets conduits par l’Organisation dans ce domaine, auxquels la France est étroitement associée. La France a en particulier apporté son appui au Programme INTERPOL de lutte contre la piraterie maritime en finançant le Projet EVEXI (100 000 EUR en 2011) et en prenant la décision de mettre deux fonctionnaires à disposition pour le Programme en 2012.

Le Projet EVEXI a pour but d’établir et de mettre en œuvre des procédures visant à renforcer les capacités de six pays d’Afrique de l’Est (Kenya, Madagascar, Maldives, Oman, Seychelles et Tanzanie) en matière de recueil de renseignements et d’éléments de preuve techniques et scientifiques relatifs à la piraterie maritime.

L’unité d’INTERPOL spécialisée dans la lutte contre la piraterie maritime appelant à agir à l’échelle mondiale en vue d’améliorer le recueil d’éléments de preuve, de faciliter l’échange de données, de renforcer les capacité régionales et de travailler en partenariat, la Représentante spéciale a déclaré : « La France considère les ressources mondiales d’INTERPOL et son engagement de longue date en matière de lutte contre la piraterie maritime comme essentiels pour permettre à la communauté internationale de combattre plus efficacement ce phénomène et de traduire les personnes impliquées en justice ».

À la suite des mesures prises par les autorités françaises afin que la Gendarmerie maritime et les autres services chargés de l’application de la loi français prêtent leur concours aux Cellules de crise INTERPOL spécialisées dans la piraterie maritime et participent à la mise en œuvre du Projet EVEXI ainsi qu’à la formation de leurs homologues régionaux, le Secrétaire Général Noble a tenu à saluer le « soutien actif » apporté par la France au Programme INTERPOL de lutte contre la piraterie maritime.

« La France considère que les services de police internationaux constituent le maillon essentiel entre les actions militaires au cours desquelles sont opérées des arrestations, les enquêtes sur les pirates ainsi que sur les réseaux criminels auxquels ils sont associés et les poursuites engagées à leur encontre », a indiqué le chef d’INTERPOL.

« Une démarche de collaboration alliant renseignement, ressources et partenariats stratégiques est indispensable pour combattre la piraterie maritime. Dans cette entreprise, les outils mondiaux d’INTERPOL et sa collaboration avec des partenaires internationaux tels que la France jouent un rôle crucial s’agissant de lutter contre cette forme de criminalité transnationale ».

Mme Caballero était accompagnée de M. Alexandre Pichon, responsable de la coopération européenne et internationale au Bureau central national INTERPOL de Paris, du Lieutenant-colonel Christian Henry de la Gendarmerie nationale, ainsi que du Colonel Jacques Lainé et du Lieutenant-colonel Christophe Hy de la Gendarmerie maritime, laquelle est chargée des enquêtes judiciaires relatives aux actes de piraterie commis sur des navires français.

La visite de Mme Caballero à INTERPOL est intervenue une semaine après la condamnation par un tribunal, à Paris, de cinq Somaliens accusés de s’être emparés d’un voilier et d’avoir enlevé les deux personnes qui en composaient l’équipage dans le golfe d’Aden, au large des côtes de la Somalie, il y a trois ans.

Le mois dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité la résolution 2020 (2011) appelant ses 193 États membres à communiquer des informations à INTERPOL dans le cadre d’une action d’envergure mondiale menée sur tous les fronts contre la piraterie maritime au large de la Somalie.

L’Assemblée générale d’INTERPOL, qui s’est réunie cette année à Hanoï (Viet Nam), a pour sa part adopté une résolution invitant instamment les 190 pays membres de l’Organisation à mettre en commun les informations relatives à la piraterie maritime par la diffusion de notices INTERPOL, et à alimenter les bases de données mondiales d’INTERPOL, en particulier la Base de données sur la piraterie maritime et la Base de données sur les bateaux volés.

Maritime piracy investigations