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24 novembre 2011 - Media release

Les Nations Unies appellent instamment à coopérer avec INTERPOL afin d’intensifier la lutte contre la piraterie maritime

LYON (France) – Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité une résolution appelant ses 193 États membres à communiquer des informations à INTERPOL dans le cadre d’une action d’envergure mondiale menée sur tous les fronts contre la piraterie maritime au large de la Somalie.

Félicitant INTERPOL d’avoir créé une base de données mondiale visant à regrouper les informations sur la piraterie au large des côtes somaliennes et à faciliter leur analyse dans la perspective d’une action judiciaire, la résolution 2020 (2011) des Nations Unies « prie instamment tous les États de communiquer à INTERPOL, par les voies appropriées, des informations à intégrer dans cette base de données ».

La résolution adoptée mardi dernier est une reconnaissance des résultats obtenus depuis la mise en œuvre de la résolution 1950 (2010), qui engageait l’ensemble des États membres des Nations Unies à collaborer avec INTERPOL et Europol contre les réseaux criminels internationaux associés à la piraterie au large des côtes somaliennes.

« Cette nouvelle résolution des Nations Unies est un progrès important en ce qu’elle consacre le rôle central du partage des informations via INTERPOL dans la lutte contre les réseaux criminels responsables de la piraterie maritime », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble.

Elle atteste que les services de police internationaux constituent le maillon essentiel entre les actions militaires au cours desquelles sont opérées des arrestations, les enquêtes sur les pirates ainsi que sur les réseaux criminels auxquels ils sont associés et les poursuites engagées contre eux », a indiqué le chef d’INTERPOL.

La collaboration entre INTERPOL et Europol en matière d’échange d’informations et d’analyse d’éléments de preuve a déjà permis de mettre au jour les liens entre un certain nombre d’affaires et de personnes grâce à l’examen de traces d’ADN, d’empreintes digitales et de relevés téléhoniques.

À cet égard, le Directeur exécutif par intérim des Services de police à INTERPOL, M. Bernd Rossbach, a ajouté : « Une démarche collective avec mise en commun des renseignements et des ressources au travers de partenariats stratégiques est indispensable pour combattre la piraterie maritime. C’est là que les outils mondiaux d’INTERPOL et la collaboration avec des partenaires internationaux tels que les Nations Unies et Europol ont un rôle crucial à jouer dans la lutte contre cette forme de criminalité transnationale où l’on retrouve des membres d’organisations criminelles, des prises d’otages et des demandes de rançons ».

L’adoption de la résolution 2020 (2011) des Nations Unies est intervenue alors même que se tenait aux Seychelles une formation organisée dans le cadre d’un projet INTERPOL de lutte contre la piraterie maritime dans la région de la Corne de l’Afrique, parrainé par l’Union européenne et relatif au renforcement des capacités et aux bonnes pratiques en matière de gestion des scènes de crime.

L’Assemblée générale d’INTERPOL, qui s’est réunie à Hanoï (Viet Nam) du 31 octobre au 3 novembre 2011, a adopté une résolution invitant instamment les 190 pays membres de l’Organisation à mettre en commun les informations relatives à la piraterie maritime par la diffusion de notices INTERPOL, et à alimenter les bases de données d’INTERPOL, en particulier la Base de données mondiale sur la piraterie maritime et la Base de données sur les bateaux volés.