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14 septembre 2011 - Media release

Le Rwanda devient le 150ème pays membre d’INTERPOL à recevoir la visite du Secrétaire Général de l’Organisation

Une mission qui réaffirme l’importance attachée par le chef d’INTERPOL à la police de première ligne


KIGALI (Rwanda) – Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, s’est rendu cette semaine au Rwanda qui, à l’occasion de ce voyage historique, est devenu le 150ème pays membre auquel M. Noble rend visite depuis qu’il a pris les commandes de la plus importante organisation de police au monde.

Depuis son élection en 2000, M. Noble a fait une priorité du principe selon lequel ce sont les besoins des pays membres qui doivent orienter les activités d’INTERPOL, et il s’est engagé à se rendre en personne dans chacun des 188 pays membres de l’Organisation pour être en mesure d’appréhender directement les menaces spécifiques auxquelles chacun doit faire face et rencontrer ceux qui consacrent leur vie à la protection de la sécurité des citoyens innocents.

« Les conversations que j’ai eues tout au long de ces 11 dernières années, dans 150 pays, avec des ministres et des chefs de police, m’ont fait comprendre les difficultés que doivent affronter au quotidien les policiers de première ligne », a déclaré le Secrétaire Général Noble. « C’est ce qui a guidé nos activités, notre stratégie ainsi que la conception des outils et ressources destinés à les aider dans leur travail ».

« Je pense qu’il ne faudrait pas juger INTERPOL en tant qu’organisation internationale à sa seule implantation géographique ou au nombre de ses membres, mais à l’efficacité de l’appui qu’il apporte quotidiennement, dans le monde entier, à ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi », a-t-il ajouté.

Premier Secrétaire Général d’INTERPOL à se rendre dans tant de pays, M. Noble a souligné que le fait que ce cap historique de 150 soit passé en Afrique, région unique entre toutes par son potentiel et par l’ampleur des défis à relever, revêtait une signification particulière.

« L’Afrique est l’un des continents où la croissance est la plus rapide et la tâche la plus ardue sur le plan des infrastructures et de la diversité des activités criminelles. Aussi est-il essentiel que cette région soit pleinement intégrée à la structure mondiale d’INTERPOL », a-t-il indiqué aux chefs de police rassemblés à l’occasion de la Réunion générale annuelle de l’OCCPAE, à Kigali, avant de rencontrer le Ministre rwandais de la Justice, M. Tharcisse Karugarama, le Commissaire général de la police rwandaise, M. Emmanuel Gasana, et le Procureur général du Rwanda, M. Martin Ngoga.

« L’Afrique de l’Est est en première ligne face au fléau de la piraterie maritime, et tout comme l’Afrique de l’Ouest, elle est devenue une cible sur la route du trafic de drogue vers l’Europe, alors même que sur l’ensemble du continent, les atteintes à l’environnement et le trafic d’espèces sauvages contribuent au pillage des ressources naturelles et les médicaments de contrefaçon mettent des vies innocentes en danger. Ces menaces sont nombreuses et diverses, mais elles requièrent toutes une action coordonnée des services chargés de l’application de la loi », a déclaré M. Noble devant les participants à la réunion.

« Ajoutez à cela la diffusion rapide d’Internet en Afrique, qui ne fera qu’élargir l’éventail d’infractions contre lequel la police a déjà à lutter, et l’évidence s’impose que nous devons travailler ensemble afin que les policiers de première ligne puissent disposer des outils dont ils ont besoin », a conclu le Secrétaire Général Noble.

L’une des manières dont ce but a déjà été atteint est le raccordement de tous les Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) africains à I-24/7, le système mondial de communication sécurisée d’INTERPOL, qui leur permet de communiquer et d’accéder à des informations de police essentielles en temps réel, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

M. Noble a insisté sur un certain nombre de succès remportés en première ligne grâce à la coopération transfrontalière des services de police en Afrique de l’Est, tels que les opérations relatives aux véhicules volés – lesquelles ont permis de retrouver plus de 500 véhicules depuis 2006 – et la saisie de plus de 10 tonnes de produits médicaux de contrefaçon et illicites.