All news
|
Print
20 juin 2011 - Media release

La coopération internationale avec les Seychelles est cruciale pour la lutte contre la piraterie maritime, déclare le chef d’INTERPOL aux autorités du pays

VICTORIA (Seychelles) – Le chef d'INTERPOL a souligné le soutien constant apporté aux Seychelles par l’organisme mondial de police, et s’est engagé à mettre les ressources globales de l’Organisation à la disposition de cet État insulaire afin de l’aider dans la lutte « herculéenne » qu’il mène contre la piraterie maritime.

À l’occasion d’entretiens (du 17 au 19 juin) à Victoria avec le Ministre de l’Intérieur, de l’Environnement et des Transports des Seychelles, Joël Morgan, et le Ministre des Affaires étrangères du pays, Jean-Paul Adam, le Secrétaire Général Noble a indiqué que l’action des Seychelles en matière de lutte contre le phénomène criminel de dimension mondiale qu’est la piraterie maritime est importante pour la sécurité de toutes les nations.

« Les Seychelles ont tout particulièrement à cœur de collaborer avec INTERPOL pour apporter une réponse durable à la menace transnationale que constitue la piraterie. Petit État insulaire de plus en plus appelé à jouer un rôle de plaque tournante pour les opérations de lutte contre la piraterie et les poursuites contre les auteurs de ces actes au niveau international, les Seychelles se félicitent de l’important soutien apporté par INTERPOL et son réseau mondial en vue de répondre aux besoins essentiels en matière d’application de la loi », a déclaré le Ministre Morgan.

La visite du chef d'INTERPOL s’inscrit dans le prolongement de la décision de l’Union européenne, en février 2011, de financer un projet de 1,6 million d’EUR au titre duquel INTERPOL va fournir des équipements essentiels et dispenser des formations aux services chargés de l’application de la loi des pays d’Afrique de l’Est qui luttent contre la piraterie maritime. À la suite de cette visite, une part importante de la subvention sera consacrée au développement des moyens de police scientifique et d’enquête aux Seychelles.

« INTERPOL est déterminé à aider les forces de police de ses pays membres à lutter contre ce qui est par nature un problème de criminalité transnationale. Notre principal objectif est de faire en sorte que les professionnels de la police des Seychelles disposent des outils, des capacités et de la formation nécessaires en matière de police scientifique et du soutien international dont ils ont besoin pour mener à bien le plus efficacement possible leurs enquêtes sur les affaires de piraterie maritime et d’autres formes de criminalité », a indiqué le Secrétaire Général Noble.

Dans ce cadre, un stage de formation à l’analyse criminelle, organisé conjointement par INTERPOL et l’ONUDC en vue de renforcer la capacité des polices d’Afrique de l’Est à lutter contre la piraterie maritime, s’est déroulé en janvier et février de cette année à l’École de police des Seychelles.

Alors que les discussions entre les ministres et le chef d'INTERPOL ont entre autres porté sur la nécessité de renforcer les capacités et de former les services de police aux Seychelles et dans toute l’Afrique de l’Est afin de lutter efficacement contre la piraterie maritime, le Secrétaire Général Noble a chaleureusement salué « les efforts exemplaires déployés par les autorités des Seychelles pour travailler à l'échelle internationale avec le réseau mondial d’INTERPOL en mettant en commun les informations et les données relatives aux poursuites pénales, qui sont d’une importance cruciale pour établir l’existence de liens entre les affaires de piraterie maritime ».

Le responsable de la Cellule spécialisée d’INTERPOL, Pierre St Hilaire, a déclaré : « Le rôle essentiel que doivent jouer les services chargés de l’application de la loi dans la lutte contre la piraterie maritime a été reconnu par les Nations Unies et l’Union européenne. Dans cette entreprise, les Seychelles sont un partenaire de première ligne incontournable pour une lutte internationale efficace contre la menace transnationale que constitue la piraterie maritime. »

En avril de cette année, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution visant à intensifier la lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes en exhortant tous les pays membres à coopérer avec INTERPOL pour faire aboutir les poursuites judiciaires. En novembre 2010, il avait adopté à l’unanimité une résolution « [priant] instamment les États, en coopération avec INTERPOL et Europol, d’enquêter plus avant sur les réseaux criminels internationaux associés à la piraterie au large des côtes somaliennes, y compris ceux qui sont responsables du financement illicite et de la facilitation ».

En décembre 2010, l’Union européenne adoptait une Décision permettant à l’opération militaire européenne déployée au large des côtes somaliennes d’utiliser le réseau de communication mondial et les outils d’INTERPOL pour combattre les réseaux criminels se livrant à la piraterie dans le golfe d’Aden.

The meeting in the Seychelles between Minister Joel Morgan (pictured right) and Secretary General Noble focused on the need for international counter-piracy operations and prosecutions to work with international law enforcement.