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13 mai 2011 - Media release

INTERPOL confirme que les empreintes provenant de l'attaque terroriste commise dans le métro de Minsk en avril 2011 correspondent à celles relevées sur les lieux de l'attentat à la bombe de juillet 2008 à Minsk

MINSK (Bélarus) – INTERPOL a confirmé que deux attentats terroristes commis à Minsk jusque-là non corrélés ont été perpétrés par la même personne après que son Secrétariat général, dont le siège est à Lyon, a établi une concordance entre des empreintes digitales suite à la transmission de spécimens par des agents des services de répression bélarussiens.

La confirmation par le Secrétariat général d’INTERPOL des liens entre les attentats terroristes de Minsk du 11 avril 2011 et ceux du 4 juillet 2008 est intervenue lors d’une rencontre officielle à Minsk entre le Secrétaire Général d’INTERPOL, Ronald K. Noble, et Anatoli Koulechov, le Ministre de l’Intérieur de la République du Bélarus. 

Le 5 juillet 2008, dans le cadre de son étroite coopération internationale avec INTERPOL, le ministère de l’Intérieur a, par l’entremise du Bureau central national (B.C.N.) de l’Organisation à Minsk, transmis au Secrétariat général les empreintes digitales relevées sur une bombe désamorcée retrouvée à proximité du lieu de l’attentat terroriste de 2008. À l’époque, INTERPOL n’avait pas été en mesure d’établir de concordance exacte pour ces empreintes en les comparant aux dizaines de milliers d’empreintes enregistrées dans sa base de données.

 Pourtant, dans l’après-midi du jeudi 12 mai, le B.C.N. INTERPOL de Minsk a communiqué les empreintes digitales prises sur l’auteur présumé de l’attentat à la bombe commis le 11 avril 2011 dans le métro de Minsk dans lequel 14 Bélarussiens ont trouvé le mort et plus de 100 ont été blessés. Les experts d’INTERPOL ont pu déterminer que quatre marques digitales provenant des spécimens envoyés en 2008 correspondaient à celles du suspect accusé d’avoir perpétré l’attaque terroriste du 11 avril 2011.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, Ronald K. Noble, a déclaré que le Bureau central national d’INTERPOL à Minsk avait fait la preuve déjà en 2008 et de nouveau en 2011 de l’importance vitale de communiquer des informations via INTERPOL pour élucider des affaires intervenues sur son sol.  

« Si INTERPOL Minsk n’avait pas envoyé les spécimens des empreintes digitales relevées sur les lieux de l’attentat terroriste de 2008 à INTERPOL, nous n’aurions jamais été en mesure de relier ces deux affaires en 2011 ».

« Cette affaire démontre une fois de plus la nécessité essentielle pour tous les pays de mettre en commun les renseignements liés à des faits criminels avec la communauté des services chargés de l’application de la loi au sens large, même si les pays ont des divergences politiques. Les mesures prises par les autorités du Bélarus afin de partager avec INTERPOL les informations concernant l’attentat à la bombe de 2008 ont bénéficié à tous les pays résolus à combattre le terrorisme », a ajouté le chef d’INTERPOL.  

Le principal objectif de la visite du chef d’INTERPOL à Minsk (12 - 14 mai) était d’aborder l’attentat terroriste du métro en avril, et de déterminer comment l’Organisation pouvait apporter une aide supplémentaire aux professionnels de l’application de la loi du Bélarus dans leur enquête.

Lors de la visite, les autorités bélarussiennes ont également accepté de communiquer des échantillons de l’ADN retrouvé sur la scène de crime afin qu’INTERPOL puisse aider à établir si d’autres individus sont éventuellement liés aux attentats de 2008 ou de 2011.