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04 mai 2011 - Media release

Visite historique du chef d’INTERPOL au Venezuela, pour donner un nouveau souffle à la coopération internationale entre services chargés de l’application de la loi

Le Secrétaire Général d’INTERPOL doit rencontrer Mme Luisa Ortega Díaz, Procureur général du Venezuela, au sujet de notices rouges non publiées


CARACAS (Venezuela) – À l’occasion du premier déplacement officiel d’un Secrétaire Général d’INTERPOL au Venezuela, M. Ronald K. Noble doit rencontrer aujourd’hui Mme Luisa Ortega Díaz, Procureur général, ainsi que d’autres hauts magistrats du Parquet vénézuélien, avec lesquels il s’entretiendra de la question du refus de publication de notices rouges et des moyens d’améliorer la coopération entre INTERPOL et le Venezuela. Plus précisément, le chef d’INTERPOL va expliquer les raisons pour lesquelles la Commission de contrôle des fichiers (CCF) de l’Organisation, qui agit en toute indépendance, a recommandé de ne pas publier un certain nombre de notices rouges – alertes internationales concernant des personnes recherchées – demandées par le Venezuela à l’encontre de banquiers, estimant que la conformité de ces demandes à la réglementation d’INTERPOL suscitait des doutes.

La mission historique du Secrétaire Général Noble a pour but de faire en sorte que le présent désaccord entre le Venezuela, INTERPOL et l’organe de surveillance indépendant de l’Organisation sur la possibilité de publier des notices rouges dans un type particulier d’affaires concernant des mis en cause particuliers, ne soit pas interprété à tort comme un différend plus profond entre le Venezuela et INTERPOL.

« Plus d’une centaine de notices rouges en cours de validité, publiées par INTERPOL à la demande du Venezuela, sont actuellement en circulation dans le monde entier. C’est pourquoi la décision de ne pas publier un certain nombre de notices rouges dans un type particulier d’affaires et pour des mis en cause particuliers ne doit en aucune façon être interprétée comme une attaque contre le Venezuela : elle doit simplement être considérée comme une manifestation du respect par INTERPOL de la réglementation à laquelle il est soumis », a déclaré M. Noble.

« La souveraineté du Venezuela et de chacun des pays membres d’INTERPOL est un principe fondamental strictement respecté par le Secrétariat général. Cependant, lorsqu’il s’agit de l’utilisation d’outils d’INTERPOL tels que les notices rouges, qui peuvent restreindre la faculté d’une personne de circuler au niveau international, il est essentiel que nous nous conformions à notre réglementation afin de maintenir notre crédit et la confiance de tous dans ce que nous accomplissons en tant qu’organisation intergouvernementale indépendante », a ajouté le Secrétaire Général Noble.

INTERPOL sait que de nombreux Vénézuéliens ont perdu d’importantes sommes d’argent du fait des agissements illicites dont certains établissements bancaires et certaines personnes se seraient rendus coupables au Venezuela. Les citoyens vénézuéliens comme ceux de tout autre pays sont en droit d’attendre de leur gouvernement qu’il enquête sur de telles infractions présumées dans toute la mesure autorisée par la loi.

Afin de pouvoir déterminer quelles affaires remplissent les conditions prévues par la réglementation d’INTERPOL pour pouvoir publier des notices rouges, le Secrétaire Général d’INTERPOL proposera de mettre en place des canaux de communication directe entre le Parquet vénézuélien et le Bureau des Affaires juridiques d’INTERPOL. Cette communication directe permettra une meilleure compréhension mutuelle des lois vénézuéliennes portant sur des questions telles que les escroqueries bancaires et les conflits d’intérêts, ainsi que de la réglementation d’INTERPOL fixant les conditions à remplir en vue de la publication de notices rouges.

« C’est par respect pour le Venezuela, pays pour lequel nous éprouvons la plus haute considération, que j’ai proposé de me rendre à Caracas pour rencontrer personnellement Madame le Procureur Ortega Díaz et d’autres hauts magistrats du Parquet vénézuélien, afin de nous pencher ensemble sur la question des notices rouges non publiées. Nos entretiens d’aujourd’hui nous permettront d’examiner diverses questions d’intérêt mutuel en toute franchise et en toute transparence, et je suis certain que nos échanges seront productifs à de nombreux égards », a conclu M. Noble.