All news
|
Print
13 avril 2011 - Media release

Une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU souligne le rôle joué par INTERPOL dans les poursuites pour actes de piraterie maritime

NEW YORK – Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution visant à intensifier la lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes en exhortant tous les pays membres à coopérer avec INTERPOL pour faire aboutir les poursuites judiciaires.

La résolution 1976 (2011) est, en l’espace de six mois, la deuxième résolution du Conseil de sécurité à mettre en avant l’importance de la collaboration avec INTERPOL pour lutter efficacement contre la piraterie maritime.

Cette résolution souligne notamment la nécessité pour les États d’ériger la piraterie en infraction pénale dans leur droit interne, ainsi que d’enquêter sur les personnes qui financent, planifient et organisent les attaques perpétrées par des pirates au large des côtes somaliennes ou en tirent illicitement profit, et d’engager des poursuites à leur encontre. Elle insiste également sur l’importance d’assurer la collecte, la préservation et la transmission des preuves des actes de piraterie et vols à main armée selon les instructions d’INTERPOL.

La résolution adoptée ce lundi par les Nations Unies a été saluée par le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, qui y voit un élément essentiel de la capacité de la communauté internationale à mieux s’attaquer au problème de la piraterie maritime et à traduire en justice les personnes impliquées.

« Veiller à ce que les éléments de preuve soient correctement recueillis, exploités et préservés est fondamental dans toute enquête, en particulier pour les actes de piraterie maritime, où l’on a affaire à différentes catégories de malfaiteurs – ceux qui agissent en haute mer, mais aussi les responsables des organisations criminelles associées », a déclaré M. Noble.

« Cette résolution adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations Unies, et qui poursuit le travail déjà accompli par celui-ci, indique clairement que les pays membres doivent veiller à ce que les conditions de base soient en place et collaborer avec les professionnels de l’application de la loi comme INTERPOL pour présenter les malfaiteurs à la justice. Nous sommes pleinement disposés à leur apporter tout le soutien nécessaire à cette fin », a conclu le chef d’INTERPOL.

L’engagement de longue date d’INTERPOL en matière de lutte contre la piraterie maritime s’est auparavant manifesté au mois de février de cette année, lorsque l’organisation internationale de police a annoncé le lancement d’un projet destiné à fournir des équipements essentiels et à dispenser des formations aux services chargés de l’application de la loi des pays d’Afrique de l’Est, grâce à une subvention de 1,6 million d’EUR de la Commission européenne.

En novembre 2010, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution « [priant] instamment les États, en coopération avec INTERPOL et Europol, d’enquêter plus avant sur les réseaux criminels internationaux associés à la piraterie au large des côtes somaliennes, y compris ceux qui sont responsables du financement illicite et de la facilitation ».