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29 août 2011

Une formation organisée avec le soutien d’INTERPOL afin d’endiguer le trafic d’espèces sauvages en Afrique australe

GABORONE (Botswana) – Des fonctionnaires chargés de l’application de la loi venus de 11 pays d’Afrique australe ont suivi une formation intensive de six jours sur la répression des atteintes à la faune et la flore sauvages, organisée par INTERPOL, conçue par Environnement Canada, et principalement financée par l’IFAW (International Fund for Animal Welfare, Fonds international pour la protection des animaux).

Cet atelier de six jours (du 22 au 27 août) a été créé pour améliorer la gouvernance, la collaboration régionale, le respect du droit et l’exercice de poursuites pénales à l’encontre des trafiquants d’espèces sauvages, qui dépouillent l’Afrique australe de ses ressources naturelles les plus précieuses. À cet égard, la nécessité d’une telle formation a été mise en évidence au début de la semaine lorsque la Tanzanie, qui a envoyé deux policiers à la formation, a saisi 1 041 défenses d’éléphant.

La formation a vu la participation de 27 policiers et fonctionnaires de services chargés de la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages d’Afrique du Sud, du Botswana, du Kenya, du Lesotho, du Malawi, du Mozambique, de Namibie, du Swaziland, de Tanzanie, de Zambie et du Zimbabwe. Le programme a été conçu par des experts d’Environnement Canada et traite du droit international en matière de protection des espèces sauvages, de la coopération interservices, de la gestion du risque, des techniques d’interrogatoire, des procédures d’enquête, de la législation nationale et des outils d’application de la loi.

Le Canada est l’un des principaux soutiens du Programme INTERPOL sur les atteintes à l’environnement, qui bénéficie d’une subvention d’Environnement Canada.

« Cette formation est organisée à un moment critique où des espèces emblématiques, telles que les rhinocéros et les éléphants, voient peser sur leur avenir des menaces très graves, auxquelles seul un renforcement de la coopération régionale peut répondre », a déclaré M. Kelvin Alie, Directeur du programme de prévention du commerce illégal d’espèces sauvages de l’IFAW. « En associant l’expertise d’INTERPOL, d’Environnement Canada et de l’IFAW, nous pouvons arrêter ces voleurs et permettre à plus d’espèces sauvages de vivre en liberté ».

M. Richard Charette d’Environnement Canada, l’un des concepteurs de cette formation intensive de six jours, a ajouté : « Le Canada sait que l’élément manquant pour la plupart des pays développés, ce sont des outils efficaces tels que des guides d’identification aux points d’entrée, et une formation de base pour les services chargés de l’application de la loi. Pour que le Canada puisse maîtriser totalement l’entrée sur son territoire d’espèces protégées, nous devons apporter aux pays toute l’aide nécessaire afin d’arrêter l’exportation de marchandises illégales avant leur arrivée au Canada ou en Amérique du Nord. »

« Répondre à des questions de moyens, avec cette session de formation par exemple, est un élément essentiel de notre stratégie de réduction des atteintes à l’environnement dans toute la complexité du phénomène. Notre objectif est de mieux repérer les auteurs présumés de telles atteintes et d’en arrêter davantage, tout en renforçant la coopération et la collaboration entre les hommes et les femmes, les services et les pays », a souligné M. David Higgins, Responsable du Programme INTERPOL sur la criminalité liée à l’environnement.

L’atelier de six jours s’est conclu par la planification d’opérations de police dans les pays des participants au cours des mois à venir. Le trafic d’ivoire étant souvent l’œuvre d’organisations criminelles internationales, qui financent leurs activités grâce à la vente très lucrative de l’ivoire, ces opérations cibleront les trafiquants d’espèces sauvages les plus dangereux.