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20 octobre 2010 - Media release

La coopération policière en Afrique de l’Est au centre d’une réunion régionale de chefs de police au Soudan

KHARTOUM (Soudan) – De hauts responsables de police des pays d’Afrique de l’Est se sont réunis à Khartoum pour réfléchir aux moyens de renforcer les capacités d’application de la loi en vue d’améliorer la coopération régionale et internationale en matière de lutte contre la criminalité et les menaces pour la sûreté publique que représentent le terrorisme, la piraterie maritime, la traite des personnes et les trafics de drogues et d’armes.

Pendant la réunion, qui a rassemblé deux jours durant (les 19 et 20 octobre) les représentants des pays membres de l’Organisation de coopération des Chefs de police d’Afrique de l’Est (OCCPAE) – Burundi, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Seychelles, Somalie, Soudan et Tanzanie –, le Ministre de l’Intérieur du Soudan, M. Ibrahim Mahmoud, a souligné l’importance stratégique de la coopération policière internationale par la voie d’INTERPOL pour la paix et la sécurité régionales. Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, s’est pour sa part félicité de la force de la coopération policière en Afrique de l’Est, procédant d’une collaboration accrue avec la communauté mondiale des services chargés de l’application de la loi par le canal de l’organisation internationale de police.

Saluant les efforts déployés par INTERPOL et ses pays membres pour lutter contre les infractions transnationales et protéger les citoyens en définissant « de nouveaux principes de coopération policière », le Ministre de l’Intérieur du Soudan a indiqué que l’échange via INTERPOL d’informations relatives aux activités criminelles et aux malfaiteurs en fuite avait permis de « resserrer l’emprise » sur les malfaiteurs et de mettre un frein à la criminalité.

M. Noble a déclaré devant les participants à la réunion de l’OCCPAE qu’INTERPOL continuerait à collaborer encore plus étroitement avec les services chargés de l’application de la loi de toute l’Afrique de l’Est pour faire en sorte que les policiers présents sur le terrain aient accès aux outils dont ils ont besoin et pour permettre aux personnels des différents services de travailler ensemble dans un esprit de multidisciplinarité et par-delà les frontières nationales. À cet égard, le chef d’INTERPOL a encouragé les responsables de police d’Afrique de l’Est à utiliser davantage les outils mis à disposition par INTERPOL dans le cadre de leur travail quotidien.

« Continuer à ouvrir l’accès aux bases de données mondiales d’INTERPOL, de façon à les rendre accessibles aux points de contrôle importants dans tous les pays d’Afrique de l’Est, notamment dans les ports et aéroports, permettrait aux agents de première ligne de savoir immédiatement si une personne est recherchée au niveau international ou essaie de franchir la frontière en présentant un faux document » a affirmé M. Noble, attirant l’attention sur les solutions techniques MIND/FIND développées par INTERPOL et déjà installées dans plusieurs pays de la région.

Le chef d’INTERPOL a rappelé la participation des pays d’Afrique de l’Est, en août dernier, à la dernière phase de l’Opération Mamba visant la contrefaçon de produits pharmaceutiques et le commerce illicite de ces produits. L’opération, à laquelle participaient des services de police, de douane et de contrôle des médicaments, a permis la saisie de 10 tonnes de médicaments de contrefaçon et importés de manière illicite, ainsi que l’arrestation de quelque 80 personnes.

En juillet dernier, l’Ouganda a demandé la publication de notices INTERPOL en vue d’aider à l’identification de deux hommes soupçonnés d’avoir commis un attentat suicide pendant la nuit de la finale de la Coupe du monde de football. L’attentat à la bombe de Kampala a fait plus de 70 morts et au moins 70 blessés graves.

Au mois de juin dernier, le Soudan a demandé à INTERPOL de publier une « alerte sécurité internationale » (notice orange) à la suite de l’évasion de quatre détenus condamnés à mort pour le meurtre d’un Américain travaillant pour une organisation humanitaire et de son chauffeur. L’un des hommes a été capturé depuis.

M. Noble a indiqué que ces initiatives démontraient la volonté des pays d’Afrique de l’Est d’échanger des informations potentiellement vitales avec les services chargés de l’application de la loi, au niveau régional et mondial, par le canal de l’organisation internationale de police.

Outre l’OCCPAE, d’autres organismes régionaux de police travaillent en étroite collaboration avec INTERPOL pour trouver des solutions à la criminalité en Afrique : il s’agit notamment du CCPAC (Comité des Chefs de police d’Afrique centrale), de l’OCCPAA (Organisation de coopération régionale des Chefs de police d’Afrique australe) et du CCPAO (Comité des Chefs de police d’Afrique de l’Ouest).