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22 mai 2010 - Media release

La France demande à INTERPOL de diffuser une alerte mondiale pour les tableaux de maîtres volés à Paris

LYON (France) – INTERPOL a diffusé une alerte mondiale comportant les photos des cinq tableaux volés au Musée d’art moderne à Paris, au titre de l’aide apportée dans cette affaire aux autorités françaises pour localiser et retrouver des chefs-d’œuvre dont la valeur est estimée à 100 millions d’euros.

Les photos de chacune des peintures à l’huile ayant été dérobées dans les premières heures de la matinée du jeudi 20 mai ont été diffusées à l’ensemble des 188 pays membres d’INTERPOL. Elles ont également été ajoutées à la base de données de l’Organisation sur les œuvres d’art volées, qui est accessible en ligne non seulement par les services chargés de l’application de la loi, mais aussi par les institutions culturelles et organismes professionnels (ministères de la Culture, musées, sociétés de vente aux enchères, galeries d’art, fondations et collectionneurs), qui peuvent disposer d’informations capitales concernant le cambriolage.

« En diffusant une alerte mondiale par l’intermédiaire d’INTERPOL, les autorités françaises ont l’assurance que les services de police du monde entier disposent désormais des informations dont ils ont besoin pour localiser et, à terme, retrouver ces œuvres d’art volées ; elles s’assurent également que l’opinion publique a connaissance du réseau international qui apporte son soutien à l’enquête menée par la France », a déclaré M. Jean-Michel Louboutin, Directeur exécutif des Services de police d’INTERPOL.

« Ces tableaux extraordinaires peints par de grands maîtres sont si faciles à reconnaître qu’ils seront difficiles à vendre, sur quelque marché que ce soit. »

« Le fait de les enregistrer dans la base de données d’INTERPOL sur les œuvres d’art volées permettra à toute personne de bonne foi souhaitant acheter des peintures de Picasso, Matisse, Braque, Léger et Modigliani de déterminer si son acquisition est légale, et au grand public de faire preuve de vigilance à l’égard des œuvres déclarées volées », a ajouté M. Louboutin.

« INTERPOL encourage toute personne disposant d’informations sur ce cambriolage ou sur toute tentative de revente de l’une ou l’autre de ces œuvres à contacter INTERPOL sans délai. »

Outre leur collaboration étroite avec le Bureau central national de Paris, les officiers du Secrétariat général d’INTERPOL – dont le siège est à Lyon – sont en relation avec les enquêteurs de l’Unité spécialisée de la Police judiciaire de la Préfecture de police de Paris, ainsi que ceux de l’Office Central de lutte contre le trafic des Biens Culturels.

Dans le cadre de cette coopération, tous les messages ayant trait à ce cambriolage et provenant de l’un des 188 pays membres d’INTERPOL seront traités avec la plus haute priorité. Le Secrétariat général d’INTERPOL veillera en outre à ce que toute information communiquée par le public sur le site de l’Organisation (à l’adresse www.interpol.int) soit transmise sur le champ aux autorités chargées de l’enquête.

Les cinq tableaux volés sont les suivants : « Le pigeon aux petits pois » par Pablo Picasso (1911), « Pastorale » par Henri Matisse (1906), « L’olivier près de l’Estaque » par Georges Braque (1906), « La femme à l’éventail » par Amedeo Modigliani (1919) et « Nature morte au chandelier » par Fernand Léger (1922).