All news
|
Print
30 avril 2010 - Media release

La reconnaissance des documents de voyage INTERPOL par le Sénégal, une première en Afrique de l’Ouest

LYON (France) – Le Sénégal est devenu le premier pays d’Afrique de l’Ouest et le quatrième pays membre d’INTERPOL après le Pakistan, le Brésil et le Swaziland, à reconnaître officiellement les documents de voyage INTERPOL (passeport/carte d’identification), un geste qui va faciliter la coopération policière internationale.

La décision du Sénégal, annoncée par la Direction générale de sa Police nationale, de « dispenser tous les porteurs de documents de voyage INTERPOL de l’obligation de visa lors des missions à Dakar » a été saluée par le Secrétaire Général de l’Organisation, Ronald K. Noble, pour qui il s’agit d’un « nouveau pas en avant important en faveur de la coopération policière régionale et internationale ».

« Les fonctionnaires qui voyagent avec des documents de voyages INTERPOL dans le cadre de missions de police, souvent à la demande d’un pays membre après un attentat terroriste, un acte criminel de grande ampleur ou une catastrophe naturelle, doivent être présents sur les lieux dès que possible », a déclaré M. Noble.

« Accorder aux documents de voyage INTERPOL un statut dérogatoire à l’obligation de visa ou la même valeur juridique que le laissez-passer des Nations Unies nous permet non seulement de répondre plus rapidement aux demandes d’assistance sur place, mais donne aussi aux agents des services chargés de l’application de la loi dans chacun de nos 188 pays membres la possibilité de s’entraider en cas de besoin et lorsque la demande en est faite ».

« Plus le nombre de pays accordant un statut particulier aux documents de voyage INTERPOL sera élevé, plus l’aide apportée par l’Organisation sera efficace », a ajouté M. Noble.

Le Sénégal est, à ce jour, le pays africain réalisant le plus grand nombre de contrôles aux frontières en utilisant la base de données d’INTERPOL sur les documents de voyages volés ou perdus, qui contient plus de 21 millions d’enregistrements provenant de près de 150 pays.