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08 mars 2010 - Media release

L’élargissement de l’enquête sur le meurtre de Doubaï voit la participation d’INTERPOL à une cellule internationale alors que l’organisation publie 16 nouvelles notices rouges

LYON (France) – INTERPOL va intégrer la cellule internationale basée à Doubaï qui enquête sur le meurtre du ressortissant palestinien et cadre du Hamas Mahmoud al-Mabhouh perpétré le 19 janvier 2010. À la demande des autorités des Émirats arabes unis et de Doubaï, l’organisation mondiale de police a par ailleurs publié 16 nouvelles notices rouges afin d’aider à identifier d’autres suspects liés à cette affaire, ce qui porte à 27 le nombre de notices publiées.

La création de cette cellule spécialisée et la publication des nouvelles notices rouges interviennent au moment où les éléments d’enquête communiqués par les autorités de Doubaï confirment les  ramifications internationales et les origines diverses du grand nombre de personnes impliquées, ainsi que le rôle de deux « équipes » dont le lien avec le meurtre d’al- Mabhouh a été établi par la police doubaïote.

D’après l’enquête menée par celle-ci, la première équipe, un groupe de 11 personnes, aurait perpétré le meurtre, tandis que la seconde, composée des 16 individus faisant l’objet des nouvelles notices rouges, aurait  prêté main-forte à la première en filant Mahmoud al-Mabhouh et en rendant compte de ses mouvements, depuis son arrivée à l’aéroport de Doubaï jusqu’au moment du meurtre, le 19 janvier.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, Ronald K. Noble, a déclaré que l’enquête « minutieuse » menée par la police de Doubaï a permis de mettre en évidence des liens « manifestes » grâce aux registres des passeports et à la surveillance vidéo d’individus et de groupes, et grâce à des analyses génétiques, à des auditions de témoins, aux fichiers des hôtels, aux relevés téléphoniques et au suivi des déplacements effectués.

La police de Doubaï a également accepté d’enregistrer dans les bases de données internationales d’INTERPOL tous les éléments utiles liés à l’enquête, y compris les profils ADN établis grâce aux traces relevées sur les lieux.

« Communiquer à INTERPOL et à la communauté internationale des services chargés de l’application de la loi la totalité des informations disponibles est d’autant plus important dans cette affaire, où il est question de nombreux mouvements transfrontaliers partout dans le monde et de l’utilisation de passeports altérés frauduleusement par des individus utilisant des pseudonymes », a ajouté le Secrétaire Général.

« Ces liens mis en évidence à l’échelle mondiale concernant chacune des quatre régions d’INTERPOL, la création de cette cellule internationale réunissant INTERPOL et les pays de délivrance des passeports altérés s’avère donc essentielle à l’enquête. Elle ne peut que contribuer encore davantage à relier les éléments, à faire la lumière sur le meurtre de Mahmoud al-Mabhouh et à traduire les auteurs de ce crime en justice », a conclu le chef de l’organisation internationale de police.

La dernière publication en date de notices rouges a eu lieu à la demande de la police doubaïote et du Bureau central national d’INTERPOL à Abou Dhabi, avec lesquels le Secrétariat général et le Centre de commandement et de coordination à Lyon collaborent étroitement, ainsi qu’avec les B.C.N. d’autres pays membres, afin d’établir la véritable identité des auteurs présumés du meurtre de Mahmoud al-Mabhouh.