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06 novembre 2009 - Media release

Les ministres et les chefs de police d’Afrique de l’Ouest favorables à la reconnaissance du passeport INTERPOL

ABUJA (Nigéria) – Dans le cadre d’une série de mesures destinées à améliorer la sécurité et la sûreté, des ministres, des chefs de police et des responsables d’autres services chargés de l’application de la loi de toute l’Afrique de l’Ouest se sont prononcés en faveur d’une recommandation visant à autoriser les titulaires du passeport INTERPOL à effectuer des déplacements dans la région sans avoir à faire de demande de visa.

La décision d’accorder une dispense de visa aux fonctionnaires d’INTERPOL participant à des enquêtes transnationales ou à des déploiements urgents à la suite d’événements graves  intervient à l’issue d’une série de réunions à haut niveau organisées au Nigéria, notamment celle du Comité des Chefs de police d'Afrique de l’Ouest (CCPAO) et celle des ministres chargés de la sécurité.

Le Directeur exécutif des Services de police d’INTERPOL, M. Jean-Michel Louboutin, qui a participé aux travaux, a déclaré que cette recommandation visant à reconnaître le passeport INTERPOL donnerait un sérieux coup d’accélérateur à la coopération policière internationale.

« Lorsqu’un pays membre demande l’assistance d’INTERPOL, il est primordial que les fonctionnaires de l’Organisation puissent se déplacer sans entraves afin d’être en mesure de remplir leur mission aussi rapidement et efficacement que possible », a indiqué M. Louboutin.

« Il importe maintenant que les gouvernements d’Afrique de l’Ouest soutiennent l’appel lancé par leurs ministres et par les chefs de leurs services chargés de l’application de la loi afin de dispenser de visa les titulaires du passeport INTERPOL qui se déplacent dans le cadre d’une mission officielle, pour que chaque pays faisant appel à nos services puisse bénéficier pleinement de nos ressources et de notre expertise », a ajouté M. Louboutin.

Le soutien des ministres et des chefs de police d’Afrique de l’Ouest fait suite à l’annonce, cette semaine, par le Cameroun, de la dispense de visa pour les fonctionnaires titulaires d’un passeport INTERPOL.

Outre le soutien du CCPAO, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est engagée à renforcer et à améliorer la coopération avec INTERPOL, notamment grâce à l’élargissement de l’accès au système mondial de communication policière sécurisée de l’Organisation, I-24/7, qui devrait être mis à la disposition de sites stratégiques tels que des postes-frontières.

Cela permettrait aux agents de première ligne de procéder à des vérifications instantanées dans les bases de données mondiales d’INTERPOL – notamment celles sur les documents de voyage volés ou perdus, sur les véhicules volés et sur les personnes recherchées au niveau international – afin de repérer les individus qui tenteraient d’entrer sur le territoire sous une fausse identité ou à bord d’une voiture volée.

L’engagement pris par la CEDEAO d’apporter son soutien à un plus grand nombre d’enquêtes transfrontalières coordonnées par INTERPOL en vue d’améliorer la sécurité dans toute l’Afrique de l’Ouest a également été salué par M. Louboutin.

« Le fait de donner aux policiers affectés à des sites clés tels que des aéroports et des postes-frontières un accès direct aux bases de données mondiales d’INTERPOL, associé à une plus grande coopération transnationale dans la lutte contre des infractions telles que le trafic d’êtres humains, le travail des enfants, le trafic d’armes et le trafic de stupéfiants, contribuera grandement à renforcer la sécurité au niveau régional », a déclaré M. Louboutin.

« Nos Bureaux centraux nationaux, avec le concours de notre Bureau régional en Côte d’Ivoire, continueront à collaborer étroitement avec la CEDEAO, en particulier avec le CCPAO, afin que l’appui et le soutien de ces organisations en matière de coopération policière se traduisent en actes, ce qui contribuera à garantir la sûreté et la sécurité des citoyens de la région et du monde entier », a conclu M. Louboutin.