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27 février 2009 - Media release

L’accord entre INTERPOL et Forensic Technology permettra pour la première fois un échange transfrontalier de preuves balistiques dans les enquêtes criminelles

LYON (France) – INTERPOL a signé un accord avecForensicTechnology Inc. sur l’utilisation d’une technologie en matière de balistique qui permettra à l’Organisation d’être le premier centre international d’échange transfrontalier de données balistiques au monde.

L’accord de partenariat signé vendredi au siège du Secrétariat général d’INTERPOL, à Lyon, avec Forensic Technology, société canadienne qui a développé le système IBIS (pour Integrated Ballistic Identification System), permettra l’échange électronique international de données balistiques aux fins de comparaison entre les 45 pays et territoires qui utilisent déjà le système au niveau national et avec les autres pays qui se doteront de cette technologie dans le futur.

« Notre travail nous a conduits dans différentes villes du monde, où nous avons été témoins des conséquences tragiques, sur le plan personnel, de la violence liée aux armes à feu, et constaté le coût économique de cette violence », a déclaré Robert A. Walsh, Président de Forensic technology, lors de la cérémonie de signature. « Cet accord aidera à fournir aux pays les données dont ils ont besoin pour arrêter les malfaiteurs armés et réduire la violence due aux armes à feu qui sévit dans nos villes » a-t-il ajouté.

De façon analogue à celle dont fonctionnent les systèmes de reconnaissance d’empreintes digitales, IBIS enregistre des images numériques des marques microscopiques uniques observées sur les balles et cartouches qui ont été tirées. Une signature électronique est extraite de chaque image et comparée avec les images précédemment enregistrées dans la base de données.

Le système peut établir en quelques minutes des concordances entre des paires d’images de balles ou de cartouches, ce qui permet aux balisticiens de fournir plus rapidement aux enquêteurs de police des informations sur les infractions commises, les armes utilisées et les suspects. Comme les données dactyloscopiques peuvent aider à effectuer des recoupements entre des infractions commises dans des pays différents, l’échange international de données balistiques permettra lui aussi d’établir des liens entre des actes criminels commis dans des pays distincts qui n’auraient pas été mis au jour autrement.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, Ronald K. Noble, a déclaré qu’en offrant le moyen d’échanger et de comparer des données balistiques à grande échelle entre les pays, l’accord en question représentait un important outil au service de l’application de la loi.

« En tant qu’organisation policière de dimension mondiale, INTERPOL a le devoir d’établir des partenariats avec des organismes de tous les secteurs afin d’aider ses pays membres à avoir accès aux outils et ressources propres à faciliter le travail des enquêteurs, qu’il s’agisse d’empêcher la commission d’infractions ou d’élucider des affaires », a-t-il dit.

« L’utilisation de cette technologie sera particulièrement profitable à la communauté internationale des services chargés de l’application de la loi, en l’aidant à trouver et à suivre des pistes d’enquête aux niveaux national et international », a conclu M. Noble.

Les services chargés de l’application de la loi devant sans cesse, dans le monde de plus en plus complexe et interdépendant dans lequel nous vivons, établir des partenariats avec des organismes des secteurs tant public que privé, l’accord d’aujourd’hui s’inscrit dans la droite ligne de l’objectif qu’INTERPOL s’est fixé d’offrir à ses pays membres les mécanismes internationaux nécessaires à la lutte contre le crime.