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17 février 2009

Le Niger et INTERPOL utilisent l’énergie solaire pour sécuriser les frontières

L’installation d’un générateur alimenté par l’énergie solaire au poste-frontière de Torodi (Niger), qui n’est pas relié au réseau électrique, a permis à la police des frontières de procéder à des milliers de vérifications dans les bases de données d’INTERPOL, dans le cadre du dispositif mis en place pour assurer la sécurité des 1ers Jeux du Sahel.

Équiper les policiers de première ligne

Torodi compte parmi les quatre principaux postes-frontières du Niger, en incluant l’aéroport international de Diori Hamani, qui ont été équipés d’ordinateurs portables et de la technologie MIND/FIND afin que les policiers de première ligne puissent consulter les bases de données d’INTERPOL, qui contiennent des informations sur plus de 17 millions de documents de voyage volés ou perdus et plus de 4,5 millions de véhicules volés.

« Ce dispositif alimenté par l’énergie solaire et permettant d’accéder aux bases de données d’INTERPOL constituait la meilleure solution pour garantir la sécurité des visiteurs dans notre pays durant les Jeux », a expliqué Issoufou Yacouba, le Directeur général de la police du Niger. « Les manifestations de ce type attirent non seulement des spectateurs innocents, mais aussi des criminels et des terroristes, qui tireront parti de n’importe quelle faille dans un dispositif policier. La communauté INTERPOL nous a aidés à pallier les faiblesses potentielles en équipant le poste de Torodi des outils de police nécessaires au renforcement   de la sécurité. »

Les agents des quatre postes-frontières ont ainsi procédé à près de 7 000 recherches dans les bases de données d’INTERPOL au cours des dix jours qu’ont duré les Jeux, du 4 au 14 février. Près de 2 000 de ces recherches ont été effectuées au poste-frontière de Torodi, l’un des plus empruntés du Niger, qui constitue un important point d’accès aux pays voisins.

Un effort collectif

L’utilisation de l’énergie solaire a été décidée et mise en œuvre grâce aux efforts conjugués de la police du Niger, du Bureau central national (B.C.N.) d’INTERPOL à Niamey, du service des Technologies de l’information d’INTERPOL, du Bureau régional d’Abidjan, et de la Cellule de crise et de soutien aux grandes manifestations déployée au Niger durant les Jeux. Cette solution s’inscrit dans le souci constant d’INTERPOL de faire en sorte que les policiers de première ligne, partout dans le monde, aient accès aux outils et bases de données de l’Organisation, afin que les services chargés de l’application de la loi de chacun de ses 187 pays membres puissent mieux garantir la sûreté et la sécurité de leurs citoyens.