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12 décembre 2008 - Media release

INTERPOL déploie une cellule de soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite en vue de localiser 151 prisonniers évadés au Libéria

LYON (France) – Une Cellule de crise INTERPOL a été envoyée au Libéria pour apporter un soutien aux services chargés de l’application de la loi nationaux ainsi qu’au Bureau central national INTERPOL de Monrovia à la suite de l’évasion de 202 détenus de la prison de South Beach, dans la capitale.

51 des fugitifs ont déjà été arrêtés grâce à l’action rapide des autorités libériennes, mais 151 prisonniers sont toujours en fuite. Les malfaiteurs, qui avaient été condamnés pour des infractions diverses – meurtre, tentative de meurtre, vol à main armée, vol, cambriolage, viol – font planer une réelle menace sur la sûreté publique.

Au cours de l’évasion, un grand nombre de dossiers de prisonniers ont été détruits, ce qui ralentit les enquêtes menées en vue de les identifier et de les localiser. Une équipe INTERPOL, composée de policiers du service de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite, du Centre de commandement et de coordination et du Bureau sous-régional d’INTERPOL à Abidjan (Côte d’Ivoire), prêtera son concours au Bureau central national et aux autres services chargés de l’application de la loi du Libéria aux fins de leur enquête.

« Le Libéria fait manifestement tout son possible au niveau national et international pour arrêter ces fugitifs », a déclaré M. Jean-Michel Louboutin, Directeur exécutif des Services de police d’INTERPOL. « INTERPOL et tous ses pays membres vont apporter leur soutien à ces efforts. La réponse des services chargés de l’application de la loi au niveau régional et dans le monde entier doit être immédiate et complète, afin que les fugitifs soient capturés aussi rapidement que possible. »

La Cellule de crise INTERPOL travaillera également en étroite collaboration avec la Mission des Nations Unies au Libéria, qui a déployé des troupes afin d’arrêter les évadés.

Une fois que les éléments d’identification auront été réunis, la Cellule de crise INTERPOL aidera le B.C.N. de Monrovia à faire publier des notices rouges – ou notices internationales de personnes recherchées – pour les évadés toujours en fuite, ce qui multipliera les chances de localiser et d’arrêter rapidement ces dangereux malfaiteurs.

Le Centre de commandement et de coordination (CCC) d’INTERPOL, qui fonctionne 24 heures sur 24 au Secrétariat général de l’organisation à Lyon (France), est en contact permanent avec le B.C.N. de Monrovia afin d’apporter un soutien plein et entier aux autorités libériennes à la suite des événements du 1er décembre. Le CCC a diffusé une alerte à l’intention des pays voisins, et le Bureau sous-régional d’INTERPOL à Abidjan apporte un appui et une assistance de tous les instants.

Une Cellule de crise INTERPOL – composée de policiers et de personnel de soutien spécialisés adaptés à la situation – peut recevoir les instructions nécessaires, être équipée et déployée n’importe où dans le monde dans un délai de 24 heures à compter de la formulation d’une demande par un pays membre. Depuis le déploiement de sa première Cellule de crise à Bali au lendemain des attentats de 2002, INTERPOL a envoyé plus de 40 équipes dans le monde entier, offrant ainsi une assistance sur place spécialisée à l’occasion de catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme.