All news
|
Print
22 juillet 2008 - Media release

INTERPOL salue l’arrestation de Radovan Karadzic par les autorités serbes

LYON (France) – La plus importante organisation de police au monde s’est félicitée de l’arrestation de Radovan Karadzic par les autorités serbes. Notamment accusé de génocide, Karadzic était recherché par un tribunal des Nations Unies jugeant les crimes de guerre et faisait aussi l’objet d’une notice rouge INTERPOL.

De nombreuses charges pèsent sur l’ancien dirigeant politique bosno-serbe, en fuite depuis près de 13 ans, que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) des Nations Unies accuse notamment de meurtre, d’actes inhumains, d’extermination et d’autres crimes commis pendant la guerre qui s’est déroulée entre 1992 et 1995.

La 37ème Conférence régionale européenne d’INTERPOL, qui s’est tenue en mai de cette année, a approuvé une recommandation appelant l’ensemble des Bureaux centraux nationaux de ses 186 pays membres à apporter l’assistance la plus large en vue de la localisation et de l’arrestation des quatre personnes restant alors recherchées par le Tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie - en particulier Karadzic - avant la date fixée pour l’achèvement des procès devant ce tribunal, en décembre 2008.

'Il convient de féliciter les autorités serbes pour l’arrestation de Karadzic, l’une des personnes les plus recherchées par la justice internationale' a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble.

'INTERPOL a travaillé en étroite collaboration avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et continuera à le faire jusqu’à ce que Ratko Mladic et Goran Hadzic, les deux derniers fugitifs toujours recherchés par le TPIY, qui font par ailleurs l’objet de notices rouges INTERPOL, soient arrêtés. '

'L’arrestation de Karadzic, qui intervient seulement quelques semaines après le placement en détention de l’ancien commandant serbe de Bosnie Stojan Zupljanin, envoie un message clair : tous ceux qui sont recherchés en relation avec ces crimes de guerre ne doivent plus se croire à l’abri de la justice' a ajouté M. Noble.

Âgé de 63 ans, Karadzic est accusé de génocide pour le massacre à Srebrenica, en 1995, de près de 8 000 hommes et garçons musulmans de Bosnie. L’acte d’accusation attribue également à Karadzic une responsabilité dans le bombardement de Sarajevo, qui a fait des milliers de morts et de blessés parmi lesquels beaucoup de femmes et d’enfants.

Le service de soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite (FIS) du Secrétariat général d’INTERPOL, à Lyon (France), s’est tenu en contact avec son réseau d’enquêteurs spécialisés, avec les Bureaux centraux nationaux, notamment en Serbie, en Croatie et en Bosnie-Herzégovine, et avec le TPIY, afin d’assurer l’échange d’informations et d’indices sur les lieux de séjour possibles de Karadzic et des autres personnes recherchées pour crimes de guerre.