All news
|
Print
21 juillet 2008

La Guinée-Bissau demande l’assistance d’INTERPOL à la suite d’une importante saisie de stupéfiants

Une Cellule de soutien opérationnel INTERPOL a été envoyée en Guinée-Bissau pour prêter assistance aux autorités nationales à la suite de la saisie, à l’aéroport principal du pays, d’un avion soupçonné d’avoir servi au transport d’une importante quantité de cocaïne.

À la demande du ministère de la Justice de la Guinée-Bissau, une équipe de trois personnes provenant de la Sous-direction « Organisations criminelles et stupéfiants », du Centre de commandement et de coordination et du Bureau sous-régional d’INTERPOL à Abidjan (Côte d’Ivoire), apportera son soutien au Bureau central national et aux autres services chargés de l’application de la loi de la Guinée-Bissau, où l’avion se trouve immobilisé.

Ces dernières années, des indices de plus en plus nombreux ont montré que l’Afrique de l’Ouest est en train de devenir un lieu de transit très prisé des trafiquants acheminant clandestinement de la cocaïne en Europe, avec plusieurs grosses saisies de stupéfiants opérées dans toute la région.

Afin de soutenir ses pays membres dans la lutte contre ce type de trafic, INTERPOL a lancé en 2006 le projet COCAF (concernant le trafic de cocaïne en provenance d’Afrique de l’Ouest et à destination de l’Europe) en vue de faciliter le partage d’informations et d’aider les policiers et les douaniers qui se trouvent en première ligne à concentrer leurs efforts sur les passeurs potentiels et les itinéraires de trafic les plus fréquentés.

Les informations communiquées à la Cellule de soutien opérationnel, à Bissau, au sujet de cette nouvelle saisie, seront analysées afin d’aider les fonctionnaires des services chargés de l’application de la loi à trouver d’éventuels liens avec des individus et des groupes connus pour leur implication dans le trafic de stupéfiants.

En 2007, INTERPOL a déployé des Cellules de soutien opérationnel en Guinée-Bissau et en Mauritanie pour apporter une assistance sur place après d’importantes saisies de stupéfiants. Par ailleurs, en février dernier, le Libéria a demandé le déploiement d’une Cellule de soutien opérationnel après la découverte de 2,5 tonnes de cocaïne à bord d’un bateau au large des côtes d’Afrique de l’Ouest.