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18 octobre 2007 - Media release

La coopération internationale permet l’arrestation d’un Rwandais soupçonné de génocide

LYON (France) – Une coopération étroite entre INTERPOL, le Bureau du Procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et les ministères français de la Justice et de l’Intérieur a abouti à l’arrestation d’un homme recherché en relation avec le génocide perpétré en 1994 au Rwanda.

Dominique Ntawukuriryayo, qui faisait l’objet d’une notice rouge INTERPOL publiée à la demande du TPIR en novembre 2006, a été arrêté par la police française à Carcassonne, dans le sud de la France. Il était recherché pour de graves violations des Conventions de Genève de 1949 et pour crimes contre l’humanité.

"Il convient de saluer les efforts extraordinaires déployés tant par le ministère français de la Justice que par celui de l’Intérieur, qui ont permis à la fois cette arrestation et d’autres arrestations récentes", a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, Ronald K. Noble.

"On ne parvient pas en un jour à un résultat tel que celui-ci, et c’est uniquement grâce à la coopération étroite et méthodique mise en œuvre entre les autorités françaises, rwandaises, INTERPOL et le TPIR qu’il a pu être obtenu".

"Cette arrestation constitue un clair avertissement pour les autres individus en fuite recherchés par le TPIR et concernant lesquels des notices rouges INTERPOL ont été publiées : qu’ils sachent que même s’ils croient être parvenus à se soustraire à la justice, ce n’est pas du tout le cas".

Ntawukuriryayo est le troisième fugitif recherché par le TPIR à être appréhendé en France. Son arrestation intervient après que les délégués de la 19ème Conférence régionale africaine d’INTERPOL, en Tanzanie, ont demandé à l’ensemble des 186 Bureaux centraux nationaux de l’organisation partout dans le monde d’apporter toute l’assistance nécessaire, quelle qu’elle soit, pour arrêter les individus en fuite que le TPIR doit encore juger – aujourd’hui au nombre de 15.

Le Président d’INTERPOL, Jackie Selebi, avait déclaré aux participants à la conférence qu’il était "de notre devoir, en tant que policiers, de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour identifier et appréhender les individus accusés d’actes aussi graves".

La première de cette série d’arrestations a été opérée fin juin, la coopération entre les membres du service de soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite (FIS) d’INTERPOL et les services de répression rwandais, français et des États-Unis ayant permis d’arrêter Isaac Kamali à l’aéroport Charles de Gaulle, à Paris.

Début octobre, une équipe du service FIS avait été envoyée au Rwanda pour y assurer la liaison avec le Bureau du Procureur du TPIR, le B.C.N. INTERPOL de Kigali et les autorités judiciaires rwandaises, afin d’élaborer une stratégie commune concernant la localisation et l’arrestation des suspects de génocide partout dans le monde.