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13 juin 2007 - Media release

La base de données d’INTERPOL détecte des passeports volés utilisés pour faire franchir illégalement des frontières à des immigrants clandestins

LYON, France – La base de données d’INTERPOL sur les documents de voyage volés et perdus a récemment aidé des agents de la police des frontières en poste à l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry à établir que deux passeports utilisés par un réseau d’immigration clandestine opérant entre la Chine et l’Europe avaient été volés.

Deux femmes d’origine asiatique ont été arrêtées le 8 juin, après interrogation de la base de données d’INTERPOL concernant leurs passeports respectifs : l’un avait été signalé comme volé en Espagne en février 2007, et l’autre au Japon en avril 2007.

Les deux femmes avaient voyagé séparément et avec des groupes. Elles s’étaient d’abord rendues en avion de Beijing dans un pays d’Europe de l’Est où elles avaient séjourné plusieurs semaines. Elles avaient ensuite gagné Paris par la voie terrestre puis avaient pris un train pour Lyon, où elles devaient embarquer à bord d’un vol à destination de Dublin (Irlande).

Cette affaire met en évidence l’efficacité et les performances de la base de données lorsqu’elle est déployée aux frontières et dans les aéroports. INTERPOL encourage les pays membres à l’alimenter aussi rapidement que possible en informations sur des passeports, visas et autres documents de voyage volés ou perdus, et à en ouvrir l’accès à distance aux fonctionnaires de terrain en poste à des points stratégiques.

La base de données contient aujourd’hui plus de 14 millions d’entrées provenant de 124 pays membres. Les interrogations de la base de données ont jusqu’à présent permis d’intercepter plus de 5 000 personnes essayant de pénétrer dans des pays en se servant de documents de voyage signalés comme volés ou perdus.

« Nous ne saurions surestimer l’importance de signaler les vols de passeports à INTERPOL aussitôt qu’ils se produisent, de façon que ces informations puissent être enregistrées dans notre base de données et être immédiatement rendues accessibles aux services chargés de l’application de la loi dans le monde entier » a déclaré M. Jean-Michel Louboutin, Directeur exécutif des Services de police à INTERPOL.

« C’est un excellent exemple de la rapidité avec laquelle les malfaiteurs s’emparent de ces précieux documents aux fins de leurs agissements illicites. Plus longtemps un pays attend pour signaler le vol d’un passeport et plus il laisse de temps aux trafiquants pour exploiter les lacunes et faire franchir illégalement des frontières à des migrants clandestins.

En 2006, la France est devenue l’un des premiers pays à ouvrir l’accès à la base de données d’INTERPOL au-delà de son Bureau central national - le point d’accès initial -, à tous les aéroports et à tous les ports maritimes de son territoire.

Dans les quatre premiers mois de 2007, la France a interrogé plus de 1,1 million de fois la base de données d’INTERPOL, obtenant 159 réponses positives concernant 12 pays de quatre continents.