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19 septembre 2006 - Media release

L’Assemblée générale d’INTERPOL s’ouvre à Rio de Janeiro (Brésil).

Mettre les outils INTERPOL à la portée des policiers de première ligne, une priorité.


RIO DE JANEIRO – La 75ème Assemblée générale d’INTERPOL s’est ouverte mardi sur un appel aux pays membres afin qu’ils prennent les mesures décisives nécessaires pour renforcer considérablement la communication et la coopération policières internationales dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale.

Plus de 600 délégués de 152 pays sont actuellement réunis à Rio de Janeiro pour quatre jours, faisant de cette Assemblée générale la plus importante de l’histoire d’INTERPOL, qui par ailleurs commémore cette année le 50 ème anniversaire de son statut.

Au centre des débats figurera l’importance que revêt l’utilisation des toutes dernières technologies pour faire en sorte que des outils de lutte contre la criminalité aussi essentiels que la base de données d’INTERPOL sur les documents de voyage volés ou perdus (SLTD), par exemple, soient accessibles aux policiers sur le terrain.

D’autres aspects fondamentaux du travail de police tels que la lutte contre le terrorisme, la corruption, les abus pédosexuels en ligne, le trafic de migrants et la vente de drogues illicites sur Internet, ainsi que la nécessité d’informer les autres pays en cas d’évasion de prisonniers, sont également inscrits à l’ordre du jour.

Les Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) d’INTERPOL seront par ailleurs encouragés à contribuer davantage encore au succès et au développement de la base de données SLTD, qui contient désormais plus de 12 millions d’enregistrements transmis par 114 pays et a été reconnue comme étant un outil capital, s’agissant d’empêcher les terroristes de se déplacer sans que leurs documents de voyage fassent l’objet de vérifications.

Dans son discours d’ouverture adressé aux délégués, le Président d’INTERPOL, M. Jackie Selebi, a encouragé les B.C.N. à ouvrir plus largement l’accès aux bases de données et services offerts par l’organisation.

"Amener les services INTERPOL jusqu’en première ligne et apporter un soutien opérationnel aux policiers sur le terrain est une priorité pour l’organisation, et j’exhorte chacun de vous à utiliser son B.C.N. comme un point d’accès à l’échange international d’informations de police", a déclaré M. Selebi.

Grâce à I-24/7, le système mondial de communication policière sécurisée d’INTERPOL, les pays membres peuvent communiquer entre eux en temps réel et bénéficier d’un accès direct à tout un éventail de bases de données, notamment à un système permettant d’effectuer en ligne des vérifications dans le fichier des profils génétiques transmis par des pays du monde entier.

Ces cinq dernières années, les bases de données d’INTERPOL ont plus que doublé de volume et contiennent maintenant des informations sur plus de 10 000 terroristes présumés, plus de trois millions de véhicules volés et plus de 40 000 personnes recherchées au niveau international.

La nécessité pour chaque pays de participer activement à la lutte contre la criminalité transnationale a également été soulignée par le Ministre de la Justice brésilien, M. Márcio Thomaz Bastos.

"Si la coopération internationale a toujours été un instrument essentiel dans la lutte contre le crime, elle joue dans la conjoncture mondiale actuelle un rôle central, et peut-être en aucun autre moment de son histoire INTERPOL a-t-il eu une importance aussi stratégique qu’aujourd’hui", a affirmé M. Bastos.

L’organisation devrait par ailleurs accéder aux demandes d’adhésion du Monténégro et de Saint-Marin, les plus jeunes et anciennes républiques du monde, ce qui portera à 186 le nombre total de pays membres.