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23 octobre 2002 - Media release

Le bioterrorisme constitue une menace pour l'espèce humaine, ont averti les experts

INTERPOL engagé à prendre la tête de la lutte contre la biocriminalité


INTERPOL, en tant qu'organisation mondiale assurant la liaison entre les polices de 181 pays, a été engagé, hier, à prendre en main la lutte contre le bioterrorisme. Dans une puissante déclaration à l'adresse de la 71ème session de l'Assemblée générale, qui se tient cette semaine à Yaoundé (Cameroun), le professeur Barry Kellman, Directeur du Centre international de contrôle des armes de l'université DePaul dans l'Illinois (Etats-Unis), a déclaré qu'INTERPOL était la seule organisation au monde en mesure de prendre la tête de la lutte contre ce qui constitue aujourd'hui pour la société une menace bien réelle.

"La peste n'a pas besoin de passeport, ni l'anthrax de visa. Le bioterrorisme est une menace pour l'espèce humaine tout entière", a-t-il souligné.

Le professeur Kellman, éminent spécialiste de la biocriminalité, a déclaré aux délégués présents à l'Assemblée générale, qui réunit 450 hauts responsables de police représentant la majorité des 181 pays membres d'INTERPOL, qu'il est impératif de considérer cette menace sous l'angle de la prévention.

"Les services chargés de l'application de la loi ont pour mission de protéger la population. Réagir après coup, enquêter et arrêter les auteurs d'infractions n'est pas suffisant - à quoi cela sert-il si des dizaines de milliers de personnes sont déjà gravement touchées ?" a-t-il poursuivi.

Le professeur Kellman a en outre critiqué le secteur des armes biologiques pour son inefficacité, ajoutant qu'il était temps de prendre de nouvelles initiatives. INTERPOL, a-t-il affirmé, est la seule organisation capable d'assumer des responsabilités dans ce domaine et d'imposer une stratégie pour que soient érigées en infractions pénales les activités liées au bioterrorisme.

"Il est absurde, a indiqué M. Kellman, qu'alors que les nations n'ont pas le droit de fabriquer des armes biologiques, les particuliers aient la liberté de le faire. INTERPOL doit agir dès aujourd'hui - non parce qu'on le lui demande, mais parce que la santé et le bien publics l'exigent", a déclaré le professeur Kellman aux délégués présents à l'Assemblée générale d'INTERPOL.