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03 avril 2013 - Media release

La coopération internationale est au cœur de la lutte contre la cybercriminalité, a déclaré le Directeur du Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation lors d’une réunion sur la sécurité

SINGAPOUR – La cybercriminalité est une menace grandissante pour la sécurité au niveau mondial, qui ne peut être combattue qu’à l’aide d’une réponse coordonnée des services chargés de l’application de la loi et du secteur privé, a indiqué M. Noboru Nakatani, Directeur exécutif du Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation (CMII), lors d’une conférence internationale consacrée à la lutte contre le terrorisme et aux questions de sécurité.

À l’occasion de la conférence Global Security Asia 2013, qui s’est tenue à Singapour, M. Nakatani a évoqué les dangers créés par les malfaiteurs qui utilisent Internet et le cyberespace pour en tirer profit, et les défis auxquels la police devra faire face pour lutter efficacement contre cette criminalité qui dépasse les frontières physiques et juridiques.

« À notre époque, l’une des menaces les plus grandes et les plus répandues en matière de sécurité est la cybercriminalité. Selon les estimations, elle fait, chaque seconde, 14 nouvelles victimes. Il est donc crucial de collaborer pour remédier aux insuffisances qui permettent aux cybercriminels d’exploiter le système à leur avantage», a déclaré M. Nakatani, citant un chiffre du Rapport 2012 de Norton sur la cybercriminalité.

En créant le CMII, un centre ultramoderne de recherche et de développement dont l’ouverture est prévue en 2014, à Singapour, INTERPOL souhaite devenir un chef de file et un coordinateur de la lutte contre la cybercriminalité. Son Centre de lutte contre la criminalité numérique aidera la police à faire face à la cybercriminalité et aux autres nouvelles menaces criminelles.

M. Nakatani a souligné le rôle fondamental que jouerait le CMII dans le renforcement de la cybersécurité au niveau mondial, par l’élaboration de nouveaux outils destinés aux services chargés de l’application de la loi et le renforcement de la capacité des services de police, partout dans le monde, à lutter efficacement contre la cybercriminalité.

« Il existe un décalage entre le moment où les malfaiteurs adoptent de nouvelles pratiques et technologies, et celui où les services chargés de l’application de la loi acquièrent les compétences techniques leur permettant de les contrer car ces services sont soumis à une bureaucratie et à des contraintes budgétaires », a déclaré M. Nakatani. « À l’ère numérique, il faut donc poursuivre le renforcement des capacités techniques de la communauté des services chargés de l’application de la loi, en particulier dans les pays en développement ».

Une réaction vigoureuse des services chargés de l’application de la loi ne suffira pas pour conserver une longueur d’avance sur les cybercriminels. La coopération étroite entre tous les secteurs concernés, y compris les universités et le secteur privé, est indispensable pour qu’une stratégie de cybersécurité véritablement mondiale soit mise au point, a déclaré M. Nakatani.

« S’il ne faut citer qu’une seule condition primordiale à l’amélioration de la cybersécurité, c’est sans doute la coopération internationale. Le problème étant mondial, il requiert des solutions mondiales fondées sur des valeurs universelles ».

« INTERPOL considère qu’il faut adopter Internet et renforcer la cybersécurité de manière proactive pour que les citoyens disposent d’un environnement leur permettant de mener une vie en ligne en toute sécurité », a conclu M. Nakatani.

La conférence Global Security Asia 2013 rassemble des représentants gouvernementaux, militaires, universitaires et du secteur privé pour examiner les menaces liées terrorisme international et les solutions innovantes qui permettront de les combattre.