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15 octobre 2010 - Media release

La réunion au Gabon des chefs de police d’Afrique centrale met l’accent sur la coopération régionale et la sécurité

LIBREVILLE (Gabon) – De hauts représentants des services de police et de sécurité des pays d’Afrique centrale se sont réunis à Libreville pour réfléchir aux moyens de renforcer la coopération régionale et internationale ainsi que l’échange d’informations dans le cadre de la lutte contre la criminalité et les menaces pour la sécurité publique dans la région.

Ayant donné lieu à une étroite coopération entre INTERPOL et les huit pays membres du Comité des Chefs de police d’Afrique centrale (CCPAC) – le Cameroun, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine, la République du Congo, la République démocratique du Congo, Sao-Tomé-et-Principe et le Tchad – en vue de trouver des solutions au problème de la criminalité en Afrique centrale, cette conférence annuelle qui s’est déroulée sur cinq jours (du 11 au 15 octobre) s’est achevée par une réunion des ministres de la Sécurité de la région, à laquelle ont participé le Premier ministre du Gabon, M. Paul Biyoghe, le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, M. Jean-François Ndongou, et le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble. 

S’exprimant lors de la réunion ministérielle – à laquelle participaient également des fonctionnaires des Bureaux centraux nationaux INTERPOL de la région et du Bureau régional de Yaoundé –, M. Noble a déclaré que la CCPAC est « une structure clé » pour la mise au point de stratégies communes en matière de sécurité en Afrique centrale et pour l’organisation d’opérations transfrontalières fructueuses menées sur le terrain contre la criminalité internationale.

« La coopération contre la criminalité internationale va au-delà des frontières nationales et régionales, et cela est encore plus vrai en Afrique centrale », a déclaré le chef d’INTERPOL, décrivant la région comme un lieu stratégique pour la lutte transnationale contre les organisations criminelles, notamment les réseaux de trafiquants d’armes et de drogue transitant par l’Afrique centrale pour acheminer illégalement leurs marchandises.

Selon le chef d’INTERPOL, bien que chaque région ait des problèmes de criminalité qui lui sont propres, la lutte contre ces problèmes nécessite des solutions communes, qui consistent notamment à faire en sorte que les agents de première ligne reçoivent l’appui et la formation dont ils ont besoin.

À cet égard, M. Noble a souligné l’utilisation accrue des outils d’INTERPOL dans la région, faisant par exemple observer que les consultations annuelles de la base de données sur les documents de voyage volés et perdus par les forces de police des pays membres du CCPAC ont été multipliées par dix depuis 2005, et qu’en 2009, l’Opération Gbanda III ciblant les véhicules volés a permis de dispenser une formation à près de 900 fonctionnaires de la police et des douanes, et que plus de 18 000 véhicules ont ainsi fait l’objet de contrôles dans les bases de données mondiales d’INTERPOL, notamment celle sur les véhicules volés.

Ces résultats « garantissant des bénéfices à long terme à chacun des pays participants ainsi qu’à la région tout entière », M. Noble a conclu en soulignant l’importance d’établir des alliances stratégiques avec des acteurs clés au niveau de la région Afrique aux fins de la lutte contre la criminalité internationale, notamment avec la Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC), dont le Président, M. Antoine Ntsimi, participait également à la réunion ministérielle.