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01 juillet 2013 - Media release

La Conférence d’INTERPOL pour les Amériques axée sur la coopération en matière de lutte contre la criminalité transnationale

WILLEMSTAD (Curaçao) – La 22ème Conférence Régionale d’INTERPOL pour les Amériques s’est ouverte aujourd’hui à Curaçao sur le thème du renforcement des échanges d’informations, de la collaboration et de la gestion des frontières en vue de lutter plus efficacement contre la criminalité organisée transnationale dans toute la région et au-delà.

Le Premier ministre de Curaçao, M. Ivar Asjes, était présent lors de la cérémonie d’ouverture de cette réunion de trois jours (1er - 3 juillet), qui rassemble près de 70 hauts responsables des services chargés de l’application de la loi de 33 pays et de cinq organisations internationales, afin de débattre de problématiques de criminalité allant du terrorisme aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite et à la cybercriminalité, en passant par les trafics de migrants et de stupéfiants.

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de la Justice de Curaçao, M. Nelson Navarro, a déclaré que la mise en commun des connaissances était très importante.

« Il est très difficile pour les petits pays d’assumer les coûts liés à la lutte contre la criminalité internationale, c’est pourquoi une coopération structurée entre ministres de la Justice et avec INTERPOL est essentielle », a indiqué M. Navarro.

Curaçao comptant parmi les membres les plus récents d’INTERPOL – le pays ayant adhéré à l’organisation mondiale de police en 2011 –, le Chef de la Police nationale, M. Marlon Wernet, a déclaré qu’il était important pour le pays de faire partie de la communauté policière mondiale.

« L’organisation de cette conférence dans notre pays montre avec force à notre région et au monde entier que nous sommes tout à fait disposés et prêts à collaborer avec tous les pays membres d’INTERPOL ainsi qu’avec les services locaux et internationaux chargés de l’application de la loi afin de protéger au mieux notre pays, notre région et le monde entier contre les activités criminelles », a déclaré M. Wernet. « L’union fait indéniablement notre force. Divisés, nous sommes faibles et nous perdons la bataille. »

Pour la Présidente d’INTERPOL, Mme Mireille Ballestrazzi, cette conférence est d’une importance capitale pour l’échange de bonnes pratiques et la mise en commun de l’expertise aux fins de la lutte contre les menaces liées à la criminalité organisée transnationale, sous ses formes traditionnelles ou nouvelles.

« C’est notre capacité à travailler ensemble qui est la clé pour poursuivre notre action concertée et conjointe afin de lutter efficacement contre la criminalité transnationale », a déclaré Mme Ballestrazzi, soulignant la nécessité de renforcer la coopération existante et d’établir de nouveaux partenariats.

« Nous savons tous qu’une police efficace doit savoir s’adapter aux défis permanents et évolutifs auxquels elle doit faire face, et c’est pourquoi la formation représente également une part importante du soutien qu’INTERPOL apporte à ses pays membres dans leur lutte contre toute forme de criminalité. »

À cet égard, la Présidente a souligné la valeur ajoutée apportée par les Bureaux régionaux INTERPOL de Buenos Aires et de San Salvador, qui ont permis à l’Organisation de renforcer le soutien opérationnel qu’elle offre aux pays membres de la région et au-delà, évoquant les récentes opérations ciblant le trafic de stupéfiants, le trafic de marchandises illicites et la contrefaçon.

La question de l’élargissement de l’accès aux bases de données d’INTERPOL et de leur utilisation figurant également en bonne place à l’ordre du jour de la conférence, les délégués seront informés des derniers développements concernant le Système INTERPOL de gestion des données sur les armes illicites et du traçage des armes (iARMS), le premier système centralisé international permettant de signaler la perte, le vol, le trafic ou l’importation illégale d’armes à feu, et d’effectuer des recherches sur de telles armes.

À ce jour, 74 pays membres, dont 10 de la région Amériques, ont été reliés au système, auquel plus de 273 000 nouveaux enregistrements ont été ajoutés depuis le 1er janvier de cette année, faisant de iARMS l’une des bases de données ayant la plus forte croissance au monde.