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26 mai 2011 - Media release

INTERPOL salue l’arrestation par les autorités serbes de Ratko Mladic, un criminel de guerre présumé, recherché pour son rôle dans la guerre des Balkans

LYON (France) – L’arrestation ce jour par la police serbe de Ratko Mladic, recherché par un tribunal des Nations Unies jugeant les crimes de guerre pour répondre d’accusations de génocide, et qui faisait l’objet d’une notice rouge INTERPOL – ou avis de recherche international –, a été saluée par l’organisation mondiale de police comme une avancée importante pour la justice internationale.

De nombreuses charges pèsent contre l’ancien commandant bosno-serbe – en fuite depuis 16 ans –, que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) des Nations Unies accuse de crimes contre l’humanité, notamment de meurtre, d’actes inhumains, d’extermination et d’autres crimes commis pendant la guerre qui s’est déroulée dans les Balkans entre 1992 et 1995.

« Il convient de féliciter chaleureusement les autorités serbes pour l’arrestation de Ratko Mladic, l’une des personnes les plus recherchées par la justice internationale », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, au sujet du criminel de guerre le plus recherché d’Europe.

« L’arrestation par la police serbe de Ratko Mladic, qui est soupçonné d’être à l’origine d’un carnage et d’un massacre, est un triomphe pour la justice internationale. Cette arrestation témoigne également de la détermination de la police serbe à ne jamais abandonner la traque des individus recherchés pour les crimes de guerre commis dans les Balkans », a ajouté M. Noble.

En janvier dernier, M. Noble a rencontré le Président serbe, M. Boris Tadic, et le premier Vice-Premier ministre et Ministre de l’Intérieur, M. Ivica Dacic, afin de déterminer de quelle façon INTERPOL et la Serbie pourraient renforcer leur coopération en vue de faire traduire en justice les criminels de guerre. Au cours de leur entretien, M. Tadic a clairement fait savoir que si Mladic se trouvait en Serbie, il serait localisé, arrêté et traduit en justice par la police serbe.

« La foi du Président Tadic dans le peuple serbe et dans sa police, telle qu’il l’a exprimée ce jour-là, a ancré en moi la certitude qu’INTERPOL et la communauté internationale dans son ensemble pouvaient avoir confiance en ses paroles. Après l’arrestation d’aujourd’hui, personne ne saurait mettre en cause l’attachement de la Serbie au respect du droit et de la justice », a indiqué M. Noble.

INTERPOL a fait de la recherche des criminels de guerre une priorité, et travaille à cet égard en étroite collaboration avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) et son Procureur, M. Serge Brammertz.

« Nous continuerons à collaborer avec le Procureur du TPIY, M. Brammertz, et le Bureau central national INTERPOL de la Serbie pour faire en sorte que Goran Hadzic, le dernier fugitif recherché par le TPIY, qui fait par ailleurs l’objet d’une notice rouge INTERPOL, soit arrêté où qu’il puisse se trouver dans le monde, et remis au tribunal de La Haye », a ajouté M. Noble.

Le service de soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite (FIS) au siège du Secrétariat général d’INTERPOL, à Lyon, s’est tenu en contact étroit avec son réseau d’enquêteurs spécialisés, avec les Bureaux centraux nationaux, notamment en Serbie, en Croatie et en Bosnie-Herzégovine, et avec le TPIY, afin d’assurer l’échange et la coordination d’informations et d’indices sur les lieux de séjour possibles de Mladic et des autres personnes recherchées pour crimes de guerre.

Parmi les charges qui pèsent sur Mladic, âgé de 69 ans, figurent le génocide pour le massacre à Srebrenica, en 1995, de près de 8 000 hommes et garçons musulmans de Bosnie. L’acte d’accusation attribue également à Mladic la responsabilité du bombardement de Sarajevo, au cours duquel des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont été tués ou blessés.

Les autorités serbes ont annoncé qu’elles avaient engagé la procédure de transfert de Ratko Mladic vers le TPIY à La Haye.