Communiqué de presse INTERPOL
27 janvier 2005 |
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Le chef d'INTERPOL sollicite le soutien de l'UE pour la poursuite des opérations consécutives au tsunami
LYON (France) - Le Secrétaire Général d'INTERPOL, M. Ronald K. Noble, rencontrera vendredi les ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l'Union européenne, à Luxembourg, en vue de leur demander une aide extraordinaire pour les efforts que déploie actuellement l'organisation afin d'apporter aux équipes d'identification des victimes de la catastrophe toute l'assistance en matière logistique, de coordination et de communication nécessaire pour faire face aux conséquences du tsunami.
Le Secrétaire Général a remercié le Ministre de la Justice du Luxembourg, M. Luc Frieden, de lui donner la possibilité d'exposer à ses homologues européens l'ensemble d'actions menées par INTERPOL depuis la catastrophe. Il s'agit de la première fois qu'un Secrétaire Général d'INTERPOL est invité à présenter un tel exposé devant le Conseil des ministres de la Justice et des Affaires intérieures.
L'objectif premier d'INTERPOL en ce qui concerne cette catastrophe est le même que celui des pays membres de l'UE et d'autres pays concernés : faire en sorte que le plus grand nombre possible de victimes soient identifiées dans la dignité, avec exactitude et efficacité.
Il est donc essentiel que la procédure mise en uvre respecte les normes internationales les plus élevées, de façon que, en ce qui concerne les victimes étrangères, la validité de l'identification soit également reconnue dans leur pays d'origine.
Les équipes d'identification, dont celles envoyées par de nombreux pays de l'UE, qui travaillent sans relâche en Thaïlande et au Sri Lanka ont adopté les normes et protocoles INTERPOL universellement reconnus en matière d'identification des victimes de catastrophes.
Le processus d'identification nécessite de prendre un certain nombre de dispositions, à court et à long terme. Parmi ces dispositions figure la création d'un fichier central contenant les données ante mortem et post mortem, car ce processus va se prolonger longtemps après la fin des opérations menées sur le terrain par les équipes d'identification.
INTERPOL est en train de mettre en place un tel fichier, et les pays sinistrés ont déjà avalisé ce principe pour ce qui est des données post mortem. La réglementation d'INTERPOL offre des garanties strictes en matière de protection des données. Comme dans toute affaire de disparition, la famille de la personne disparue et le pays membre concerné doivent donner leur accord pour communiquer à INTERPOL les renseignements ante mortem pouvant permettre d'identifier avec certitude la victime.
M. Noble demandera aux ministres de la Justice et des Affaires intérieures de donner leur aval aux mesures déjà prises par INTERPOL et par les équipes d'identification à l'uvre en Asie du Sud-Est. Il leur demandera également l'appui financier nécessaire pour que ces équipes et l'unité de soutien en matière de logistique et de communication mise en place par INTERPOL puissent travailler efficacement jusqu'à ce que toutes les opérations d'identification nécessaires soient terminées.