Communiqué de presse INTERPOL
1er mars 2003 |
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Le Secrétaire Général dINTERPOL engage
les services de police du monde entier à se tenir plus que jamais prêts
à faire face à des actes terroristes dans lhypothèse
dune guerre en Iraq.
Ronald K. Noble ordonne que létat dalerte soit
renforcé au sein de son organisation si les combats débutaient.
BOSTON - Le Secrétaire Général dINTERPOL, M. Ronald
K. Noble, a vivement engagé les services de police du monde entier à
se tenir plus que jamais prêts à faire face à des attentats
terroristes dans lhypothèse dune guerre. Il a en outre ordonné
que létat dalerte soit immédiatement renforcé
au Secrétariat général de lOrganisation, à
Lyon (France), ainsi que dans ses bureaux dans les régions Afrique, Asie
et Amériques, si les combats débutaient.
M. Noble a souligné que les services de police des pays membres dINTERPOL
déployaient dores et déjà des efforts considérables
pour répondre à la menace terroriste. Il a pourtant déclaré
quen cas de guerre, ces efforts devraient être intensifiés.
« La simple prudence commande que chacun soit plus sensibilisé
», a-t-il affirmé dans une allocution destinée à
être prononcée à la Tufts University, à Boston.
« Le Statut dINTERPOL lui interdisant toute activité ou
intervention dans des affaires présentant un caractère politique,
militaire ou religieux, nous ne prenons aucunement position sur léventuelle
confrontation militaire dans laquelle seraient engagés lIraq, certains
autres pays et les Nations Unies », a déclaré M. Noble.
« Mais cest de la police, partout dans le monde, que lon attend
quelle prévienne, ou du moins minimise, le risque dactes
terroristes et quelle y réagisse rapidement ».
« INTERPOL et les services de police du monde entier doivent donc se
préparer à toute éventuelle recrudescence des attentats
terroristes si une guerre éclate. LOrganisation ne peut tout simplement
pas se permettre dignorer un tel risque, et ne lignorera pas ».
Parmi les risques pressentis par INTERPOL, il convient dindiquer les
suivants : leffet concret immédiat dune guerre sur le niveau
dactivité terroriste dépendra en grande partie de la volonté
ou non des organisations de frapper, en réponse directe à la guerre.
Oussama Ben Laden et Al-Qaeda pourraient par ailleurs avoir lintention
dutiliser léventualité dune guerre comme un
prétexte à de nouveaux attentats. Al-Qaeda ou dautres organisations
poursuivant les mêmes buts pourraient se trouver renforcées du
fait de la guerre, sous forme de nouvelles recrues et ressources. La menace
terroriste visant les infrastructures, dans les pays qui soutiennent la guerre,
pourrait être plus forte encore. Les cibles humaines, dans les pays ne
prenant pas part au conflit, pourraient elles aussi se trouver davantage en
danger.
« Voilà quelques-unes des raisons pour lesquelles jai ordonné
que soit doublé leffectif disponible au Secrétariat général,
à Lyon, afin quil assure une permanence 24 heures sur 24 et 7 jours
sur 7, et se tienne prêt à utiliser notre réseau mondial
de communication sans égal et notre vaste système de documentation
criminelle pour rechercher tout élément permettant de déceler
de nouvelles menaces », a ajouté M. Noble.
« Nos analystes et fonctionnaires de police sont dores et déjà
à laffût de toute information liée au terrorisme -
ce travail, visant à empêcher des terroristes de préparer
des attentats et de se déplacer en toute liberté partout dans
le monde, étant notre priorité numéro un. Mais si une guerre
éclate, nous tous, à INTERPOL comme partout ailleurs, devrons
être plus vigilants et énergiques encore dans notre action antiterroriste
».
INTERPOL a été créé en 1923 pour faciliter la coopération
transfrontières entre les services de police criminelle. Aujourdhui,
avec ses 181 pays membres répartis sur cinq continents, il sagit
de la plus importante organisation internationale de police au monde.