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03 septembre 2013 - Media release

Les partenariats sont essentiels pour protéger le cyberespace, selon le chef d’INTERPOL

LYON (France) – Au vu de l’interaction grandissante existant entre le monde réel et le monde virtuel, le seul moyen de protéger le cyberespace contre les infractions est de mettre en place un réseau mondial de partenaires, a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, aux participants à la conférence sur « L’économie souterraine en 2013 », qui se tenait au siège de l’organisation mondiale de police.

S’exprimant mardi lors de cette conférence de cinq jours (2 - 6 septembre) organisée par INTERPOL etTeam Cymru Inc., à laquelle participaient quelque 300 personnes, M. Noble a affirmé que la cybersécurité est avant tout menacée par l’interférence croissante entre le cyberespace et la vie quotidienne des citoyens du monde entier, à l’heure où les progrès technologiques tendent à rendre floue la frontière entre le monde réel et le monde virtuel.

« Bienvenue dans le monde version 3.0, un monde de possibilités incroyables pour l’humanité, mais aussi d’immenses défis pour les personnes chargées de le rendre plus sûr », a déclaré le chef d’INTERPOL.

Faisant observer que le nombre d’internautes a augmenté de 76 % au cours des cinq dernières années, passant à 2,8 milliards – tandis que le nombre de foyers africains reliés à Internet triplait au cours de cette même période –, le Secrétaire Général d’INTERPOL a précisé que la démocratisation de l’accès à Internet n’est qu’un élément du défi en constante évolution auquel doivent faire face les services chargés de l’application de la loi.

« La question ne se résume pas au nombre de personnes en ligne ; c’est aussi la place qu’occupe Internet dans la vie quotidienne des gens et l’incidence directe que leur présence sur la Toile peut avoir sur leur vie. C’est seulement en ayant ces deux éléments à l’esprit que nous aurons une idée exacte de l’enjeu », a déclaré M. Noble.

Pour illustrer la façon dont les malfaiteurs peuvent tirer parti de la frontière poreuse qui existe entre le monde réel et le monde virtuel, l’exemple a été cité d’un fichier informatique contenant les plans d’un pistolet qui a été utilisé pour fabriquer une arme en plastique à l’aide d’une imprimante 3D, donnant ainsi naissance à une arme impossible à tracer et susceptible d’être copiée par toute personne disposant de la technologie appropriée.

En 2010, afin de conserver une longueur d’avance sur les criminels qui cherchent à tirer parti du monde virtuel interconnecté, les pays membres d’INTERPOL ont unanimement approuvé la création du Complexe mondial INTERPOL pour l’innovation (CMII) à Singapour – des installations à la pointe de la technologie conçues pour devenir un centre mondial de lutte contre la cybercriminalité à son ouverture en 2014.

L’un des principaux objectifs du CMII est de réunir des spécialistes de la sécurité numérique issus des services chargés de l’application de la loi, du monde universitaire et du secteur privé afin de travailler en partenariat dans un but commun : protéger le cyberespace contre les malfaiteurs.

« C’est un honneur pourTeam Cymrude prolonger l’aventure, après cinq années de partenariat avec INTERPOL. Cet événement fait tomber les barrières existant entre les services chargés de l’application de la loi et la communauté de la sécurité informatique, tout en renforçant les capacités grâce aux formations dispensées et à l’étude de cas », a déclaré le responsable du Développement deTeam Cymru, M. Steve Santorelli.

« Il ne fait aucun doute que les liens tissés durant cette semaine donneront lieu à de fructueuses enquêtes conjointes dans les années à venir », a-t-il conclu.

INTERPOL collabore avec ses partenaires des services chargés de l’application de la loi et avec le secteur de la cybersécurité pour combattre une cybermenace grandissante. Le mois dernier, deux opérations ciblant la production et l’échange d’images d’abus pédosexuels via des forums Internet en Amérique latine et en Europe ont conduit à une centaine d’arrestations et à la saisie de plusieurs milliers d’appareils contenant des images d’abus pédosexuels.