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14 mai 2013 - Media release

Une réunion INTERPOL à Budapest pour orienter la stratégie européenne de collaboration en matière de lutte contre la criminalité transnationale

BUDAPEST (Hongrie) – Les hauts responsables des services chargés de l’application de la loi de toute l’Europe sont réunis à Budapest à l’occasion de la 42ème Conférence régionale européenne d’INTERPOL, afin de renforcer les réponses stratégiques apportées au niveau régional aux menaces contemporaines qui pèsent sur la sécurité internationale.

La dimension mondiale des problèmes de sécurité rencontrés au niveau local et régional étant sous les projecteurs, le rôle des partenariats stratégiques intersectoriels et du réseau mondial d’INTERPOL dans la réponse apportée aux défis actuels en matière de police sera au cœur des débats de cette conférence de trois jours (14 - 16 mai).

Quelque 140 participants venus de 50 pays et de six organisations internationales, parmi lesquelles Europol, examineront différents domaines, tels que le trafic d’êtres humains, le trafic de drogues, la cybercriminalité, le terrorisme, la recherche des malfaiteurs en fuite et la criminalité financière, ainsi que le renforcement des capacités et la formation.

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de l’Intérieur hongrois, M. Sándor Pintér, a déclaré que la conférence avait lieu à un moment où la police affrontait un ensemble de défis inédits résultant de la mondialisation à l’ère des technologies de l’information, et notamment de nouveaux modes opératoires dans les domaines de la criminalité organisée transfrontalière, de la cybercriminalité et du terrorisme.

« La coopération policière internationale a plus d’importance que jamais. C’est INTERPOL, une alliance de 190 pays membres, qui pourra apporter le soutien international le plus efficace et le plus rapide », a déclaré M. Pintér.

Le Ministre de l’Intérieur de la Hongrie a ajouté que dans des domaines tels que la cybercriminalité, où les frontières physiques sont difficiles à établir, le soutien et le réseau de contacts d’une organisation telle qu’INTERPOL, qui regroupe les services chargés de l’application de la loi du monde entier, jouaient un rôle crucial dans l’efficacité policière.

« La coopération et la coordination entre INTERPOL et les autorités dans tous les secteurs de la région européenne et au-delà sont indispensables pour lutter contre la criminalité transnationale qui sévit dans le monde interconnecté et globalisé du 21ème siècle », a déclaré la Présidente d’INTERPOL, Mme Mireille Ballestrazzi.

La Présidente d’INTERPOL a précisé que la sophistication croissante des technologies de l’information et de la communication exposait les pays à de nouvelles formes de criminalité, et que la cybercriminalité, qui est, par nature, « sans frontière et anonyme », représentait à elle seul un défi inédit pour les services chargés de l’application de la loi.

Alors que 45 millions de dollars ont été volés en quelques heures dans les distributeurs automatiques de 26 pays lors d’une récente opération criminelle coordonnée sur l’Internet, et tandis que certains estiment le coût de la cybercriminalité en 2012 à 90 milliards d’euros, il a été annoncé aux délégués qu’à partir de 2014, le Complexe mondial pour l’innovation d’INTERPOL à Singapour apporterait un appui considérable à la lutte de la communauté internationale contre la cybercriminalité.

Mme Ballestrazzi a également souligné la solidité des partenariats opérationnels entre INTERPOL et plusieurs organisations internationales et régionales en Europe, parmi lesquelles Europol, l’Union européenne, l’OSCE, la Communauté des États indépendants et l’Association des Chefs de police d’Europe du Sud-Est, ainsi que le besoin continu d’interopérabilité entre les systèmes et les bases de données des services chargés de l’application de la loi en Europe et au-delà.

À cet égard, INTERPOL et la Commission européenne ont lancé le programme WAPIS (Système d’information policière des pays d’Afrique de l’Ouest) en 2012, pour mettre en place un système d’information policière commun en Afrique de l’Ouest. Grâce à un système de bases de données nationales automatisées, les forces de police de 16 pays africains seront à même de recueillir, d’analyser et d’échanger des informations au niveau régional et international.

« La force de notre Organisation réside dans notre volonté de travailler ensemble, car nous partageons bien sûr les mêmes défis mais nous partagerons aussi et surtout nos succès. Plus encore qu’au siècle dernier, la coopération entre forces de police, organisations internationales et régionales, acteurs publics et privés constituera un facteur clé de réussite », a conclu Mme Ballestrazzi.

Les responsables prenant part à la conférence recommanderont un ensemble de mesures en vue d’optimiser l’utilisation des outils créés au titre du Programme d’INTERPOL sur les armes à feu, de promouvoir l’action internationale pour le recouvrement des avoirs illicites, de renforcer la coopération entre INTERPOL et Europol aux fins de la lutte contre la cybercriminalité, et de faciliter la coopération policière internationale en développant l’interopérabilité des systèmes d’information policière.