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11 avril 2013 - Media release

Première visite du chef d’INTERPOL en Haïti, pour un renforcement de la coopération avec les services chargés de l’application de la loi du monde entier

PORT-AU-PRINCE (Haïti) – La première visite jamais effectuée par un Secrétaire Général d’INTERPOL en Haïti a été l’occasion pour les hauts responsables des services chargés de l’application de la loi du pays et pour le chef de l’organisation mondiale de police de passer en revue les menaces criminelles et d’examiner les possibilités de développement de la coopération entre ce pays et les services chargés de l’application de la loi du monde entier via INTERPOL.

La sécurité des frontières, le trafic de drogues et la traite d’êtres humains ont figuré au nombre des questions prioritaires évoquées lors des entretiens entre M. Noble et le Ministre de la Justice et de la sécurité publique de Haïti, M. Jean Renel Sanon, le Directeur Général de la Police nationale haïtienne, M. Godson Orelus, et le Directeur de l’École de police haïtienne, M. Jean Miguélitte Maxime.

Le chef d’INTERPOL s’est également rendu au Bureau central national (B.C.N.) de Port-au-Prince et a souligné « le rôle crucial que jouent les B.C.N. s’agissant d’assurer que la Police nationale puisse avoir accès aux outils et services mondiaux mis à disposition par INTERPOL ».

À cet égard, l’ouverture au-delà les B.C.N. aux unités de police, aux services chargés de faire respecter l’état de droit et aux agents de première ligne de l’accès à I-24/7, le système de communication policière sécurisée d’INTERPOL ainsi qu’aux systèmes FIND et MIND (Fixed / Mobile INTERPOL Network Databases) a été évoquée au cours de la visite de M. Noble, dans le cadre des efforts entrepris pour renforcer la coopération entre Haïti et INTERPOL.

Haïti étant à la fois un pays de provenance, un pays de transit et un pays de destination pour les hommes, les femmes et les enfants soumis par des gangs au travail forcé et à l’exploitation sexuelle, l’utilisation des outils de police d’INTERPOL, notamment de la Base de données internationale sur l’exploitation sexuelle des enfants (ICSE), pour lutter contre ces formes de criminalité, a aussi fait partie des sujets abordés.

À la suite du séisme de janvier 2010 qui, selon les autorités haïtiennes, a fait plus de 220 000 morts, une Cellule de crise INTERPOL a été déployée à Haïti pour assurer la coordination avec les équipes internationales d’identification des victimes.

« La population et les autorités haïtiennes font depuis bien longtemps preuve d’une résilience et d’une détermination remarquables face à de graves difficultés au nombre desquelles figure la criminalité transnationale », a déclaré le Secrétaire Général Noble.

« Il est vital qu’INTERPOL et les services chargés de l’application de la loi haïtiens poursuivent le renforcement de leur coopération contre la criminalité transnationale. Développer l’utilisation des outils de police mondiaux et de l’appui opérationnel offerts par INTERPOL parmi les policiers de première ligne du pays contribuera au renforcement des capacités de lutte de la police contre la criminalité et améliorera la sécurité des personnes, à Haïti même et au-delà », a ajouté M. Noble.

À l’ordre du jour de la visite de M. Noble figurait également la nécessité pour Haïti de reconnaître le Document de voyage INTERPOL afin que, si le pays le demande, INTERPOL puisse dépêcher sur place du personnel d’assistance sans que le déploiement soit retardé par les formalités administratives liées aux visas.

Haïti est le 164ème pays membre à recevoir la visite de M. Noble depuis la première élection de celui-ci à la fonction de Secrétaire Général, en 2000. Le chef d’INTERPOL manifeste ainsi sa volonté d’appréhender directement les besoins des pays membres et de trouver les moyens par lesquels l’Organisation peut les aider à protéger leurs citoyens.