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16 décembre 2011 - Media release

Les autorités des États-Unis utilisent la base de données mondiale d’INTERPOL pour arrêter et faire condamner un violeur en série en Californie

La comparaison d’ADN dans les bases de données d’INTERPOL déterminante pour l’identification du suspect


LYON (France) – La condamnation aux États-Unis d’un Afghan recherché au niveau international pour une série de viols, après l’obtention par INTERPOL d’une concordance entre des profils d’ADN ayant conduit à l’arrestation du suspect en Autriche en 2010, a été saluée par le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, comme un exemple de ce qui peut être accompli grâce à la coopération policière internationale.

Ali Achekzai, 33 ans, qui avait fui les États-Unis pour l’Autriche à la suite d’une accusation de viol en 2004, a été reconnu coupable jeudi, par un tribunal de Santa Ana, en Californie, d’agression sexuelle sur deux femmes et de tentative d’agression sexuelle sur une troisième. Il a été extradé d’Autriche vers les États-Unis en 2010 après que des enquêteurs de la police de Tustin, en Californie, qui travaillaient en collaboration avec le Laboratoire de criminologie du comté d’Orange, ont transmis au siège du Secrétariat général d’INTERPOL, à Lyon, en décembre 2009, un profil d’ADN lié aux agressions commises aux États-Unis.

Les recherches effectuées dans la base de données génétiques mondiale d’INTERPOL ont permis d’obtenir une correspondance avec un profil transmis par l’Autriche dans le cadre d’une enquête sur un viol commis à Salzbourg en avril 2009. Après confirmation de cette correspondance, l’unité ADN d’INTERPOL a immédiatement alerté les autorités américaines et autrichiennes, qui ont par la suite échangé d’autres informations relatives à leurs enquêtes respectives – notamment des empreintes digitales et des photographies –, lesquelles ont permis de confirmer l’identité d’Achekzai, qui vivait à l’époque à Salzbourg sous un nom d’emprunt.

« Cette affaire montre combien il importe que les services chargés de l’application de la loi consultent des bases de données mondiales lorsqu’ils possèdent un échantillon d’ADN inconnu prélevé sur les lieux d’une infraction grave. Un violeur international a été traduit en justice et des crimes ont été élucidés au niveau local grâce à des outils internationaux de police et à la collaboration internationale entre services chargés de l’application de la loi », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble.
« L’identification, l’arrestation et la condamnation d’Ali Achekzai ont été possibles parce que des enquêteurs, en Californie, ont envoyé le profil génétique du suspect à INTERPOL, parce que l’Autriche a communiqué des informations sur sa propre enquête, et parce que les Bureaux centraux nationaux INTERPOL de Vienne et de Washington, ainsi que l’unité ADN d’INTERPOL, à Lyon, ont su coordonner leurs efforts. »

« S’ils n’avaient pas fait cela, il est très probable que ce violeur en série brutal, dont la culpabilité a été établie, serait toujours en liberté. »

« La base de données génétiques mondiale d’INTERPOL a joué un rôle crucial dans l’arrestation d’Achekzai. Cette condamnation montre la valeur ajoutée qu’INTERPOL peut apporter aux enquêtes dans le monde entier en reliant des affaires apparemment sans rapport », a conclu M. Noble.

Créée en 2003, la base de données génétiques d’INTERPOL – la seule base de données mondiale de ce genre –contient actuellement environ 115 000 profils transmis par 59 pays membres, et a permis d’obtenir 351 correspondances au niveau international, lesquelles ont été signalées aux pays concernés.

Tous les profils d’ADN transmis à INTERPOL sont anonymes, les pays membres conservant la propriété des données et décidant de leur communication, de leur destruction et de qui peut en avoir connaissance, conformément à leur législation nationale. Les délégués de l’Assemblée générale d’INTERPOL réunis à Singapour en 2009 ont approuvé une résolution encourageant l’enrichissement et l’utilisation accrue, par les policiers de première ligne des pays membres, des bases de données d’INTERPOL sur les profils d’ADN et les empreintes digitales, afin d’aider à élucider des affaires et à identifier les malfaiteurs en fuite grâce à la comparaison de données.