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22 septembre 2013 - Media release

INTERPOL condamne le « bain de sang » terroriste de Nairobi

L’organisation mondiale de police propose son assistance pleine et entière au Kenya pour faire avancer l’enquête


LYON (France) – Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a fermement condamné l’attaque à main armée meurtrière perpétrée samedi dans le centre commercial de Westgate, à Nairobi, par des militants présumés d’Al-Shabab, et s’est engagé à offrir le soutien plein et entier d’INTERPOL aux autorités kényanes dans le cadre de leur enquête.

Le 22 septembre à 10 h 00 GMT, des représentants du gouvernement kényan annonçaient qu’au moins 59 personnes avaient été tuées et environ 175 blessées lors de l’attaque.

« Cette attaque perpétrée contre un centre commercial a fait beaucoup de victimes innocentes. C’est un bain de sang qui aura jeté la consternation parmi les citoyens de toutes les nations. Au nom de la communauté internationale des services chargés de l’application de la loi, INTERPOL condamne cette attaque meurtrière et insensée, et présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes », a déclaré M. Noble.

Suite à l’annonce faite par le groupe radical somalien Al-Shabab, qui aurait revendiqué l’attaque, le Secrétaire Général d’INTERPOL a également souligné les souffrances endurées par les Somaliens, dont le pays est aux mains d’Al-Shabab.

« L’événement meurtrier survenu à Nairobi nous rappelle à tous le mal que peut faire une poignée de terroristes lourdement armés, haineux et assoiffés de sang dans n’importe quel pays », a ajouté M. Noble.

Le chef d’INTERPOL a fait observer que cet événement correspond au type d’attentat terroriste que le chef présumé d’Al-Qaida, Al Zawahiri, appelait récemment de ses vœux.

« La question qui se pose pour les services chargés de l’application de la loi et les services de sécurité de tous les pays est celle-ci : « Est-ce que ce type d’attentat terroriste aurait pu se produire dans notre pays ? » La réponse – peu rassurante – est « oui » », a déclaré le Secrétaire Général.

« Si nous souhaitons vivre dans une société ouverte et libre, alors l’éventualité d’une telle attaque est tout à fait réelle. L’un des grands défis que nous devons relever reste de ne pas renoncer à notre liberté ni de nous laisser aller à la peur que peut engendrer une telle attaque », a conclu le chef d’INTERPOL.

Suite à l’annonce de l’attentat, le Centre de commandement et de coordination (CCC) d’INTERPOL, situé au siège du Secrétariat général, à Lyon, a immédiatement contacté le Bureau central national de Nairobi afin d’offrir toute aide nécessaire.

Alors que la situation est dans l’impasse entre les forces de sécurité kényanes et plusieurs assaillants qui détiendraient toujours des otages, toutes les demandes d’information émanant des autorités kényanes sont traitées avec la plus haute priorité par le CCC et le Bureau régional d’INTERPOL à Nairobi.

INTERPOL a offert de déployer sur place une Cellule de crise composée de spécialistes de la police scientifique et de l’antiterrorisme, d’assistants chargés des opérations et d’analystes.

INTERPOL peut diffuser sur demande l’une de ses notices internationales de différentes couleurs en vue d’alerter les services chargés de l’application de la loi du monde entier au sujet du mode opératoire utilisé lors de l’attaque, de solliciter des compléments d’information sur des individus dans le cadre de l’enquête ou sur des personnes disparues, ou de demander l’arrestation d’individus recherchés en relation avec l’affaire.

Tout élément de preuve dactyloscopique ou génétique peut également faire l’objet d’une vérification dans les bases de données mondiales d’INTERPOL.

L’attaque meurtrière de samedi à Nairobi fait suite à un certain nombre d’attentats perpétrés ces dernières années aux quatre coins du globe et ciblant particulièrement la population civile, comme à Boston (en avril 2013 – trois morts et plus de 260 blessés), à Mumbai (en novembre 2008 – plus de 170 morts et 300 blessés) et à Londres (en juillet 2005 – 52 morts et plus de 700 blessés).