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10 septembre 2013 - Media release

Une conférence INTERPOL africaine organisée en Algérie fait l’union des services chargés de l’application de la loi régionaux contre la criminalité transnationale

ORAN (Algérie) – La 22ème Conférence régionale africaine qui se tient actuellement en Algérie s’est ouverte sur l’affirmation du caractère essentiel de la planification stratégique régionale et de l’échange d’informations de police en temps voulu pour combattre efficacement des formes de criminalité allant du trafic d’êtres humains, de drogues ou d’armes à la piraterie maritime et au terrorisme.

Rassemblant plus de 170 hauts responsables des services chargés de l’application de la loi de 44 pays ainsi que les représentants de dix organisations internationales, la conférence va se pencher pendant trois jours (du 10 au 12 septembre) sur les problèmes de sécurité qui se posent dans la région et définir les domaines dans lesquels l’efficacité peut être améliorée et la coopération renforcée, dans toute l’Afrique et au-delà.

Le Général-Major Hamel Abdelghani, Directeur Général de la Sûreté nationale algérienne, a déclaré que le nombre des pays représentés témoignait de leur engagement dans la lutte contre les menaces que représentent la criminalité organisée et le terrorisme pour la région africaine.

« J’ai la certitude que les résultats de nos travaux pendant cette conférence vont grandement contribuer à améliorer tout ce que nous ferons à l’avenir pour relever ces défis. INTERPOL est le meilleur canal de coopération internationale pour y parvenir, mais également pour assurer que nos services de police atteignent des niveaux de performance encore plus élevés », a déclaré le Général-Major Hamel.

La Présidente d’INTERPOL, Mme Mireille Ballestrazzi, a encouragé les pays à ouvrir encore plus largement l’accès aux bases de données mondiales d’INTERPOL et à son système de communication policière sécurisée I-24/7, qui ont d’ores et déjà permis d’importantes avancées dans le domaine de la sécurité des frontières.

« L’Afrique et INTERPOL manifestent depuis longtemps leur engagement dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Anéantir la menace que représentent les groupes terroristes nécessite de cibler leur capacité à fonctionner … et à recruter », a fait observer la Présidente Ballestrazzi.

« Ouvrir aux points de contrôle frontaliers, aux ports et aux aéroports l’accès aux bases de données d’INTERPOL donne aux services chargés de l’application de la loi la possibilité de mieux exprimer tout leur potentiel, dans l’intérêt de la sécurité nationale, régionale et mondiale », a conclu la Présidente d’INTERPOL.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a indiqué que les succès enregistrés dans toute l’Afrique confirmaient « la conviction simple mais ferme [de l’Organisation] que la coopération entre les services chargés de l’application de la loi des pays membres peut permettre de surmonter les plus grandes difficultés ».

« Qu’il s’agisse du trafic d’êtres humains, d’espèces sauvages, d’armes légères, de drogues, de médicaments de contrefaçon ou des défis de la lutte contre la piraterie maritime, le rôle de la coopération policière régionale et internationale est fondamental et décisif pour prévenir la criminalité en Afrique », a déclaré le Secrétaire Général Noble, soulignant les excellents résultats de la récente opération de police Usalama.

Conduite par l’Organisation de coopération des Chefs de police d’Afrique de l’Est (OCCPAE) et l’Organisation de coopération régionale des Chefs de police d’Afrique australe (SARPCCO), avec l’appui direct des Bureaux régionaux (B.R.) INTERPOL de Nairobi et Harare, cette opération a permis de porter secours à plus de 300 victimes de la traite d’êtres humains, de saisir des drogues, des armes à feu et des véhicules volés, et de récupérer des marchandises faisant l’objet de trafics, dont de l’ivoire et des diamants.

Le Secrétaire Général Noble a également souligné le rôle croissant joué par INTERPOL en matière de lutte contre les atteintes à l’environnement, par exemple en coordonnant la très récente Opération Wendi dirigée contre le trafic d’ivoire d’éléphant en Afrique centrale et de l’Ouest, avec l’appui des Bureaux régionaux d’Abidjan et de Yaoundé.

Cette seule opération a abouti à l’arrestation de plus de 60 personnes et à la saisie de près de 4 000 articles en ivoire. Aussi le chef d’INTERPOL a-t-il encouragé les pays membres à participer à la conférence internationale sur le respect et l’application du droit de l’environnement, organisée par INTERPOL et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement), qui se tiendra au Kenya en novembre prochain.

« En Afrique de l’Est seulement, on estime que le commerce illicite de l’ivoire a conduit au braconnage de 5 600 à 15 400 éléphants annuellement. Face à l’explosion alarmante de cette forme de criminalité, ce n’est qu’en étant unis et résolus que nous pourrons définir les mesures propres à aider l’ensemble de nos 190 pays membres à combattre ce fléau et à en venir à bout », a déclaré le Secrétaire Général Noble.

Le Secrétaire Général a par ailleurs indiqué que les partenariats ont joué un rôle clé dans l’aide apportée aux pays membres, à travers le financement par l’Union européenne des initiatives INTERPOL RELINC (Rebuilding Libya’s Investigative Capability - Reconstruire la capacité d’enquête de la Libye) et WAPIS (West African Police Information System - Système d’information policière des pays d’Afrique de l’Ouest).

Il a également mentionné le soutien apporté par le ministère canadien des Affaires étrangères, du commerce et du développement, qui a permis d’élargir l’accès à I-24/7 et de concrétiser toute une série d’initiatives de renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique et au-delà.