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16 avril 2013 - Media release

Les outils mondiaux d’INTERPOL permettent d’arrêter des auteurs d’abus pédosexuels et de porter secours à une victime

LYON (France) – L’étroite collaboration entre les services chargés de l’application de la loi géorgiens et israéliens et l’unité Pédocriminalité d’INTERPOL a permis de mettre hors de danger une fillette de 11 ans et d’arrêter un homme soupçonné d’avoir abusé d’elle sexuellement et d’avoir diffusé sur Internet des images de ces abus. La mère de la fillette, qui est soupçonnée d’avoir participé à la production de ces contenus à caractère pédosexuel, a également été arrêtée.

L’enquête a débuté il y a un an, aux États-Unis, lorsque des spécialistes de l’identification des victimes ont saisi des images d’abus pédosexuels et les ont communiquées à leurs homologues du monde entier via la base de données internationale d’INTERPOL sur l’exploitation sexuelle des enfants (ICSE).

D’autres images de la même victime ont également été ajoutées par des enquêteurs australiens et danois. Ces images ont été trouvées sur Internet et peuvent aussi être achetées en ligne sur divers sites.

L’analyse des images d’abus pédosexuels par l’unité Pédocriminalité d’INTERPOL, au siège du Secrétariat général, à Lyon, et par des enquêteurs de son réseau mondial de spécialistes, a permis de mettre au jour des éléments semblant indiquer que celles-ci auraient été produites en Géorgie. D’après les enquêteurs, les abus duraient depuis au moins trois ans. 

D’après des renseignements complémentaires, l’individu qui commercialisait ces contenus à caractère pédosexuel résidait en Israël. INTERPOL a coordonné le travail d’enquête par l’intermédiaire de ses Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) de Tbilissi et de Jérusalem afin d’identifier formellement la victime et l’auteur des faits.

Les polices géorgienne et israélienne ont mené début avril une opération conjointe ayant abouti à l’arrestation d’un Israélien d’origine géorgienne, lequel s’était rendu plusieurs fois en Géorgie pour abuser de la fillette, selon la police.

La victime a par ailleurs été mise hors de danger et sa mère arrêtée pour avoir facilité la commission des abus et avoir produit d’autres contenus à caractère pédosexuel mettant en scène sa fille afin de les vendre à l’auteur des abus.  

« Cette affaire souligne l’importance de la collaboration internationale et montre comment les outils, les services et l’appui opérationnel d’INTERPOL peuvent être mis à profit pour lutter contre la rapidité et la facilité avec lesquelles les malfaiteurs communiquent, échangent des images d’abus pédosexuels et organisent l’exploitation sexuelle de jeunes victimes à l’aide d’Internet et d’autres technologies », a déclaré Michael Moran, le chef de l’unité Pédocriminalité d’INTERPOL.

« Dans cette affaire, l’identification de la victime a directement conduit à l’arrestation de ses agresseurs et permis de lui porter secours. C’est la raison pour laquelle l’identification des victimes doit faire partie intégrante de toute enquête sur des faits d’exploitation sexuelle d’enfant », a conclu M. Moran.

L’enquête et les arrestations ont permis de mettre au jour davantage de contenus à caractère pédosexuel, et la police espère que d’autres victimes et d’autres pédophiles pourront être identifiés grâce à ces éléments.