All news
|
Print
29 novembre 2012

INTERPOL et l’Union européenne conjuguent leurs efforts pour la sécurité en Libye

LYON (France) – De hauts responsables libyens du ministère de l’Intérieur ont assisté à la première réunion du Projet RELINC (Rebuilding Libya’s Investigative Capability) d'INTERPOL, une initiative financée par l’Union européenne qui vise à aider les autorités libyennes à se doter de moyens pérennes pour pouvoir mettre au jour les menaces pesant sur la sécurité et enquêter sur les activités criminelles et terroristes.

Lors de cette réunion de quatre jours (19 - 22 novembre), qui s’est tenue au siège du Secrétariat général, les discussions ont porté sur les grands volets du projet, notamment l’octroi aux postes-frontières libyens de l’accès aux bases de données d’INTERPOL et la création d’une unité d’analyse criminelle au sein du service de la police judiciaire.

À la suite de la révolution de 2011, le projet vise à aider les services chargés de l’application de la loi libyens à faire face aux actes criminels transnationaux tels que le trafic d’armes, de drogue et d’êtres humains, qui génèrent de la violence et risquent de déstabiliser le pays et la région.

Le projet comporte sept volets :

  • Procéder à une vaste évaluation des menaces que constituent la criminalité organisée transnationale et le terrorisme transnational en Libye, afin d’aider le gouvernement et la police à définir des objectifs stratégiques en matière de répression ;
  • Entreprendre la création, au sein du service de la police judiciaire libyenne, d’une unité opérationnelle pérenne d’analyse criminelle ;
  • Conseiller la police judiciaire pour qu’elle tire pleinement profit sur le plan opérationnel du soutien apporté par cette future unité d’analyse criminelle ;
  • Renforcer la capacité du Bureau central national d’INTERPOL de Tripoli à tirer le meilleur parti du réseau et des outils de police d’INTERPOL ;
  • Mettre en place un accès à distance aux bases de données d’INTERPOL dans les principaux services chargés de l’application de la loi libyens et aux postes-frontières stratégiques ;
  • Créer un prototype de base de données de police criminelle au siège de la police pour permettre à la police libyenne de stocker et d’échanger efficacement les informations criminelles ;
  • Mieux informer et former la police libyenne sur les outils et les mécanismes de coopération internationale offerts par INTERPOL.

Ce projet de 18 mois, lancé en septembre 2012, est dirigé par le Bureau du Représentant spécial d’INTERPOL auprès de l’Union européenne, avec le soutien de l’unité Moyen-Orient et Afrique du Nord d’INTERPOL, au Secrétariat général.