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31 mai 2013 - Media release

Des spécialistes de la gestion des catastrophes se réunissent à INTERPOL pour perfectionner les normes internationales en matière d’identification des victimes

LYON (France) – Des experts internationaux de police scientifique et des services chargés de l’application de la loi se sont réunis au Secrétariat général d’INTERPOL, à Lyon, pour examiner les méthodes internationales d’identification des victimes de catastrophes (IVC) et débattre des nouvelles technologies ainsi que des autres solutions permettant d’améliorer les actions menées dans ce domaine.

Réunissant quelque 155 représentants de près de 50 pays membres, organisations internationales et partenaires du secteur privé, dont la Commission internationale pour les personnes disparues (CIPD) et le Comité international de la Croix-Rouge, la 24ème réunion du Comité permanent d’INTERPOL sur l’identification des victimes de catastrophes (28 - 30 mai) a souligné l’importance d’une réponse à l’échelle mondiale utilisant les procédures INTERPOL universellement reconnues en matière d’IVC.

Lors de la réunion, les débats ont porté sur les méthodes et outils les plus récents permettant d’améliorer le travail d’identification des victimes à la suite de catastrophes naturelles ou d’origine humaine, tels que les techniques d’autopsie virtuelle, l’imagerie tomographique assistée par ordinateur, l’odontologie médico-légale ainsi que l’utilisation des formulaires INTERPOL pour l’identification des victimes de catastrophes.  

Les participants ont pu assister à une démonstration de la première version du système FASTID (pourFAST and efficient international disaster victim IDentification, identification rapide et efficace des victimes de catastrophes au niveau international). Lorsque ce nouveau système sera pleinement opérationnel, le Projet FASTID donnera naissance à la première base de données mondiale centralisant des informations destinées à identifier rapidement des cadavres non identifiés et à établir des liens avec des personnes disparues.

La base de données MPUB (pourMissing Persons and Unidentified Bodies, Personnes disparues et corps non identifiés), mise au point en collaboration avec des experts de cinq partenaires européens, permet d’effectuer des recherches à partir de données génétiques et de dossiers dentaires, et est reliée à d’autres bases de données INTERPOL, par exemple à celle sur les empreintes digitales.

Dans son discours d’ouverture, M. Jean-Michel Louboutin, Directeur exécutif des Services de police d’INTERPOL, a déclaré qu’il est essentiel d’accroître la communication et la mise en commun des informations pour améliorer la rapidité et l’efficacité des actions futures en matière d’identification des victimes au niveau international.

« Il est d’une importance vitale que lorsque l’urgence est passée, la communauté policière et tous ceux qui ont participé aux opérations s’emploient à recenser objectivement les lacunes et les faiblesses des structures et des systèmes existants, afin de pouvoir agir plus rapidement et plus efficacement lorsque surviendra une autre catastrophe. »

« INTERPOL a tiré des enseignements de chacune de ses expériences, et s’emploie activement à développer sa capacité à fournir à ses pays membres le soutien dont ils peuvent avoir besoin, au moment où ils en ont besoin », a conclu M. Louboutin.

Des études de cas concernant des exemples récents de catastrophes et d’actions en matière d’identification des victimes ont permis de mettre en évidence la nécessité d’adopter une approche globale et collaborative dans ce domaine, les services chargés de l’application de la loi pouvant se trouver débordés par la masse des victimes, et celles-ci pouvant être des ressortissants de nombreux pays. Ont ainsi été étudiés un incendie dans une boîte de nuit au Brésil ayant entraîné la mort de 235 personnes, un attentat terroriste dans un complexe gazier en Algérie lors duquel plus de 80 personnes ont été tuées, et le naufrage du Costa Concordia qui a coûté la vie à 32 personnes.