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21 février 2013 - Media release

Une cellule spéciale INTERPOL élargie va cibler les individus impliqués dans le trucage de matchs

L’absence d’échange transfrontalier rapide des informations de police rend l’environnement international vulnérable face aux malfaiteurs


KUALA LUMPUR (Malaisie) – Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a affirmé que si la police n’est pas autorisée par les lois et les autorités judiciaires à échanger des informations en temps réel, la bataille livrée à l’échelle mondiale contre le trucage de matchs ne pourra être gagnée.

Le chef d’INTERPOL a affirmé qu’un cadre juridique doit être mis en place pour que les services de police et les procureurs puissent échanger des informations présentant un intérêt mondial durant les enquêtes en cours, en soulignant que « le temps où seul importait le secret de l’enquête menée sur chaque territoire national est révolu ».

S’exprimant lors de la Conférence internationale INTERPOL « Matchs truqués : la part d’ombre du beau jeu » en Malaisie, M. Noble a déclaré que s’il est vrai que l’infrastructure mise en place et les initiatives prises constituent autant de motifs de fierté, des lois et des pratiques dépassées ont amené les services chargés de l’application de la loi à « prendre du retard » sur les malfaiteurs.

« Les services de police ne manquent pas d’outils technologiques mais, au niveau collectif, la culture et le pouvoir juridique qui nous permettraient de tirer parti de ces progrès nous font défaut. Malheureusement, les malfaiteurs exploitent les avantages liés à la vitesse et à la souplesse des technologies et des systèmes de paris du 21ème siècle», a déclaré le Secrétaire Général Noble.

« Les services chargés de l’application de la loi ne peuvent plus se cantonner aux enquêtes sur les infractions commises il y a longtemps dans un seul pays. L’échange d’informations en temps réel à l’échelle mondiale permettra d’empêcher la disparition des éléments de preuve et la fuite des suspects, tout en aidant d’autres pays à prévenir les infractions. »

« Si les enquêteurs peuvent avoir accès à des pistes et à des informations sur l’identité de suspects et les lieux où se déroulent des matchs douteux alors que ces données sont récentes, de nombreux pays pourront saisir la justice, empêchant ainsi les malfaiteurs d’agir librement puisqu’ils pourraient se voir poursuivis simultanément dans plusieurs pays », a expliqué le chef d’INTERPOL.

M. Noble a évoqué l’opération VETO, en rappelant que toutes les nouvelles affaires découvertes étaient extérieures à l’Union européenne, mais que la législation et les accords en vigueur ont empêché de transmettre rapidement par-delà les frontières des éléments prouvant l’existence d’agissements illicites.

Afin de mieux soutenir chacun de ses 190 pays membres dans leurs actions, M. Noble a annoncé qu’INTERPOL va élargir la mission de sa cellule spéciale internationale sur les matchs truqués, et que Singapour a déjà désigné des policiers qui vont être envoyés au siège de l’Organisation dès que les éléments de l’enquête seront disponibles.

« Les autorités chargées de l’application de la loi à travers le monde ont besoin de ces informations et les attendent. Je sais, par expérience, que dès que les autorités singapouriennes recevront des éléments de preuve fiables concernant l’existence d’actes illicites dans leur pays, commis par un citoyen ou par un étranger, la police de Singapour réagira rapidement pour localiser et arrêter ce malfaiteur afin que le droit puisse s’appliquer », a déclaré M. Noble.

« Nous devons tout d’abord transmettre des éléments prouvant qu’un match aurait été truqué par une organisation criminelle transnationale basée à Singapour, à la police singapourienne et aux services de répression du monde entier, afin qu’ils puissent mener une enquête approfondie et intervenir comme il se doit », a conclu le chef d’INTERPOL.

  • Remarks by Ronald K. Noble, INTERPOL Secretary General