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04 avril 2013

La visite de la Serbie à INTERPOL met en lumière la nécessité de réagir au niveau mondial face à la menace de la cybercriminalité

LYON (France) – Le rôle croissant d’INTERPOL dans la lutte contre la cybercriminalité au niveau international, en particulier via son Complexe mondial pour l’innovation (CMII), tel était le thème principal de la visite aujourd’hui, au siège de l’organisation mondiale de police, du Secrétaire d’État au ministère de l’Intérieur de la Serbie, M.Vladimir Božović.

La cybercriminalité étant un problème croissant en Serbie et dans toute la région, les entretiens avec le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, ont porté sur les activités en cours et futures de l’Organisation dans ce domaine, y compris la création d’un Centre INTERPOL de lutte contre la criminalité numérique au sein du CMII en vue d’apporter un soutien aux enquêtes sur les affaires de cybercriminalité.

Au sein du Centre de lutte contre la criminalité numérique, un laboratoire d’informatique légale recensera et testera les nouvelles technologies innovantes et analysera les tendances en matière de cybercriminalité. En outre, un Centre pluridisciplinaire de lutte contre la cybercriminalité offrira un suivi en temps réel des incidents et des renseignements pour aider les services chargés de l’application de la loi, en Serbie et dans le monde entier, à prévenir les cyberattaques et à mener des enquêtes plus efficaces.

« Le nombre croissant de cyberattaques et d’incidents de piratage en Serbie et au-delà montre qu’une réponse coordonnée et proactive au niveau mondial est nécessaire, comme celle qu’INTERPOL élabore actuellement via le CMII », a déclaré le Secrétaire d’État Božović.

M. Božović a réaffirmé l’attachement de son pays à la coopération policière internationale dans la lutte contre la cybercriminalité et les autres formes de criminalité traditionnelles et nouvelles. En témoigne la connexion de la Serbie, en novembre 2012, au système FIND d’INTERPOL, qui a ouvert aux services chargés de l’application de la loi de sept postes-frontières clés – dont l’aéroport international de Belgrade – un accès direct aux bases de données d’INTERPOL.

Au cours de la brève période qui s’est écoulée depuis la mise en place du système, l’utilisation des bases de données par les autorités serbes a augmenté de manière exponentielle : plus de deux millions de recherches ont été effectuées au cours des trois premiers mois de l’année 2013, soit le double des recherches réalisées sur l’ensemble de l’année 2012.

« En élargissant l’accès de la Serbie aux outils et aux services mondiaux d’INTERPOL, le pays est devenu un acteur important du renforcement de la sécurité au niveau régional et mondial », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL.

La connexion aux bases de données d’INTERPOL s’est révélée fructueuse en Serbie, permettant aux autorités de coopérer avec leurs homologues au niveau international afin de localiser et d’arrêter en Serbie, en Croatie et en Espagne, quatre membres d’un gang responsable de l’assassinat du Premier ministre Zoran Đinđić en 2003, lorsque des liens ont pu être établis avec d’autres affaires de cambriolages, de blanchiment d’argent et de meurtre.