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20 juillet 2011 - Media release

La détermination des autorités serbes permet l'arrestation de Goran Hadzic, le dernier fugitif recherché en lien avec la guerre des Balkans

LYON (France) – L’arrestation ce jour par les autorités serbes de Goran Hadzic, recherché par un tribunal des Nations Unies jugeant les crimes de guerre pour répondre d’accusations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, et qui faisait l’objet d’une notice rouge INTERPOL – ou avis de recherche international –, a été saluée par l’organisation mondiale de police comme un important pas en avant pour la justice internationale.

Goran Hadzic, que le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) des Nations Unies accuse notamment du meurtre de centaines de civils, est le dernier fugitif recherché sur la liste de 161 personnes dressée par le Tribunal.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, Ronald K. Noble, a déclaré que l’arrestation de Goran Hadzic, moins de deux mois après celle de l’ancien commandant militaire serbe Ratko Mladic, « marque une étape importante pour la justice, en Europe et dans le monde entier ».

« C’est grâce à la police serbe, qui doit être félicitée pour les efforts qu’elle a déployés sans relâche, que Goran Hadzic est désormais sous les verrous après plus de sept années passées à fuir pour échapper à la justice. »

« L’arrestation d’aujourd’hui marque en outre la reconnaissance du travail du TPIY et de tout ce qu’il a accompli depuis sa création il y a 18 ans, et INTERPOL est heureux d’avoir aidé le Tribunal à traduire ces individus en justice », a conclu le chef de l’Organisation.

Depuis 1994, le service de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite du Secrétariat général d’INTERPOL, dont le siège est à Lyon (France), prête son concours aux enquêtes menées par les pays membres et les tribunaux pénaux internationaux sur les crimes de guerre, les génocides et les crimes contre l’humanité en maintenant un contact étroit avec son réseau d’enquêteurs spécialisés et de Bureaux centraux nationaux, afin d’assurer l’échange d’informations et d’indices.

Outre sa coopération constante avec le TPIY, des policiers continuent à collaborer étroitement avec le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), ainsi qu’avec la Cour pénale internationale et le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, ce qui a déjà permis de nombreuses arrestations dans le monde entier.

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