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17 octobre 2011

Les moyens d’améliorer la coopération, thème central de la visite du ministre ghanéen à INTERPOL

LYON (France) – Le Ghana ayant été choisi pour faire partie des pays pilotes dans un certain nombre de projets visant à lutter contre la criminalité organisée transnationale en Afrique de l’Ouest et au-delà, la recherche de nouveaux moyens de collaborer plus étroitement avec INTERPOL était au centre de la visite du Ministre de l’Intérieur ghanéen au siège du Secrétariat général de l’organisation internationale de police.

Le Ministre, M. Benjamin Kunbour, a rencontré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, pour s’entretenir avec lui d’une série d’initiatives auxquelles le Ghana prendra part, parmi lesquelles la base de données d’INTERPOL sur les armes à feu volées et perdues (SLARM) et le système d’information de la Police d’Afrique de l’Ouest (West African Police Information System, WAPIS). Mis en place conjointement par INTERPOL, la CEDEAO et l’Union européenne, ce système facilitera la collecte, la gestion, l’échange et l’analyse d’informations de police aux niveaux national, régional et mondial, afin de lutter plus efficacement contre le trafic de stupéfiants, l’immigration clandestine, le blanchiment de fonds et le trafic d’armes.

À l’ordre du jour des discussions figuraient également la possibilité, pour le Ghana, d’accueillir un centre de lutte contre la piraterie maritime, et les différentes façons dont INTERPOL pourrait soutenir sa création. L’engagement de longue date de l’Organisation en matière de lutte contre la piraterie maritime s’est traduit cette année par la mise en œuvre d’un projet visant à fournir des équipements essentiels et à dispenser des formations aux services chargés de l’application de la loi des pays d’Afrique de l’Est, grâce à une subvention de 1,6 million d’EUR accordée par l’Union européenne.

M. Kunbour, qui était accompagné du Directeur général de la police judiciaire du Ghana, M. Prosper Kwame Agblor, a également été informé du succès de l’Opération Bia II menée au Ghana en début d’année, qui a permis de secourir 116 enfants victimes de trafic et forcés à travailler dans l’industrie de la pêche, et a abouti à l’arrestation et à la condamnation de près de 30 individus.