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17 janvier 2011

La police des Maldives arrête plusieurs cybermalfaiteurs présumés avec le soutien de l’unité de lutte contre la criminalité liée aux technologies de pointe d’INTERPOL

MALÉ (Maldives) – La police des Maldives a arrêté quatre personnes soupçonnées d’avoir participé à de récentes cyberattaques dirigées contre les services Internet du géant local des télécommunications, la société Dhiraagu.

La police a indiqué que les suspects arrêtés dans la capitale du pays, Malé, et sur l’atoll d’Addu, étaient un mineur de 16 ans, deux mineurs de 17 ans et un homme de 28 ans. Les trois mineurs auraient été pris en flagrant délit avec le matériel utilisé pour perpétrer une attaque par déni de service (DoS), suite à l’enquête menée par le Service de police des Maldives avec l’assistance technique et opérationnelle de l’unité de lutte contre la criminalité liée aux technologies de pointe d’INTERPOL, qui se trouve au Secrétariat général de l’organisation mondiale de police, à Lyon.

Selon la police, le pays a subi ces derniers mois un certain nombre d’attaques ayant concerné des sites Web gouvernementaux et commerciaux, ce qui a conduit des policiers spécialement formés à s’intéresser aux activités illicites en ligne.

La cybercriminalité est l’une des formes de criminalité qui connaît actuellement la croissance la plus forte, de plus en plus de malfaiteurs exploitant la rapidité et la fonctionnalité des technologies modernes, ainsi que l’anonymat qu’elles permettent, pour commettre les infractions les plus diverses : attaques visant des données et des systèmes informatiques, vol d’identité, piratage en ligne, diffusion d’images d’abus pédosexuels, etc.

INTERPOL recueille, stocke, analyse et échange des informations sur la cybercriminalité, qu’il diffuse à ses 188 pays membres par l’intermédiaire de I-24/7, son système mondial de communication de police.

L’unité de lutte contre la criminalité liée aux technologies de pointe d’INTERPOL facilite la coopération opérationnelle entre pays membres par l’organisation de groupes de travail et d’ateliers de formation régionaux et internationaux, ainsi que la coopération entre les services chargés de l’application de la loi, les sociétés privées et les universités. Elle apporte également une assistance aux pays membres en cas de cyberattaque ou dans le cadre d’enquêtes sur des affaires de cybercriminalité, en mettant à leur disposition des services en matière de recherche et de bases de données.