All news
|
Print
06 février 2013 - Media release

Le chef d’INTERPOL salue la coopération policière somalienne qui a permis l’arrestation d’un malfaiteur en fuite soupçonné de meurtre

Le Secrétaire Général va lever des fonds internationaux en vue de réintégrer pleinement la Somalie au sein de la communauté INTERPOL


MOGADISCIO (Somalie) – Lors de sa première visite officielle en Somalie, le chef de l’organisation mondiale de police, M. Ronald K. Noble, a salué la coopération de la Somalie avec le Soudan du Sud via INTERPOL, qui a permis l’arrestation d’un malfaiteur en fuite soupçonné de meurtre.

Le 10 octobre 2012, la connexion de la Somalie au système de communication mondial d’INTERPOL (I-24/7) a été réactivée, permettant au Bureau central national (B.C.N.) de Mogadiscio d’accéder directement à des informations de police vitales et de communiquer en temps réel avec tous les pays membres. Des fonctionnaires somaliens ont suivi une formation intensive aux outils et services d’INTERPOL au Bureau régional de Nairobi (Kenya), pour être en mesure d’utiliser plus efficacement et plus régulièrement I-24/7 afin d’échanger des informations de police et de procéder à des vérifications.

En janvier de cette année, ces équipements et cette formation fournis par INTERPOL ont conduit à une réussite opérationnelle : la Somalie a reçu des rapports de renseignement indiquant qu’un meurtrier s’était enfui au Soudan du Sud ; à l’aide du réseau I-24/7 d’INTERPOL, elle a pu alerter le Soudan du Sud, qui a procédé à l’arrestation du malfaiteur recherché, Abdirahman Isse Ahmed, et à son expulsion vers la Somalie où il attend désormais son jugement.

« Cette affaire témoigne de l’importance des efforts déployés par la communauté internationale pour faire en sorte que la Somalie soit pleinement intégrée au réseau des 190 pays membres d’INTERPOL. Ce meurtrier en fuite aurait pu être un terroriste cherchant à nuire à n’importe lequel des pays membres d’INTERPOL », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble.

« Tous les malfaiteurs en fuite ou terroristes dangereux doivent savoir qu’ils peuvent fuir mais qu’ils n’échapperont pas à la justice, car la Somalie s’est engagée à lutter pour la sécurité et à utiliser les outils et les services d’INTERPOL », a déclaré M. Mahdi Mohamoud Ali, Ministre d’État de la Somalie.

« Les services de police et les citoyens somaliens sacrifient leurs vies pour la sécurité sur leur territoire et à l’étranger. Les pays membres d’INTERPOL doivent trouver les ressources qui permettront à la Somalie d’être à nouveau pleinement intégrée à INTERPOL. Ce faisant, ils renforceront la sécurité en Somalie et dans le monde », a déclaré le Major Général Sharif Shekuna Mayee, Directeur Général de la police en Somalie.

La Somalie est actuellement sous le coup de l’article 52 du Statut d’INTERPOL, ne s’étant pas acquittée de ses contributions statutaires à hauteur d’un peu moins de 315 000 euros. Elle ne peut donc pas prendre pleinement part aux activités d’INTERPOL.

« Quelques mois seulement après la réintégration de la Somalie au réseau de communication d’INTERPOL, nous en voyons déjà les fruits en matière de coopération policière transnationale. La Somalie doit être récompensée et aidée, elle ne doit pas être punie », a déclaré le Secrétaire Général Noble.

« J’ai rencontré les chefs de la police et les hauts responsables du gouvernement de la Somalie, et j’ai pu mesurer directement leur engagement et leur volonté de collaborer encore plus étroitement avec la communauté mondiale des services chargés de l’application de la loi. J’appelle tous les autres pays membres d’INTERPOL à soutenir la Somalie dans cette entreprise qui ne pourra qu’améliorer la sûreté et la sécurité de tous les citoyens dans le monde entier », a conclu le chef d’INTERPOL.

La Somalie est désormais le 57ème pays à reconnaître et à accorder un régime spécial en matière de visa aux titulaires d’un Document de voyage INTERPOL.