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07 février 2011

La formation à l’analyse dispensée par INTERPOL et l’ONUDC renforce la capacité des pays d’Afrique de l’Est à enquêter sur la piraterie maritime

SEYCHELLES – Un stage de formation à l’analyse de renseignements criminels destiné à renforcer la capacité des polices d’Afrique de l’Est à lutter contre la piraterie maritime s’est déroulé du 31 janvier au 5 février à l’École de police des Seychelles.

Ce stage d’une semaine s’inscrit dans le cadre de l’action internationale menée conjointement par INTERPOL, la plus importante organisation de police au monde, et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en vue de renforcer les capacités d’analyse des services régionaux chargés de l’application de la loi dans le contexte de la lutte internationale contre la piraterie maritime dans l’océan Indien.

Vingt-cinq fonctionnaires des principales unités des services chargés de l’application de la loi seychellois et mauriciens, parmi lesquels des garde-côtes seychellois, ont participé au module de formation aux techniques du renseignement – la première de trois phases consacrées au renforcement des capacités, au cours desquelles les participants bénéficieront de conseils réguliers.

Assurée par des formateurs bénéficiant d’une expérience internationale, travaillant au siège du Secrétariat général d’INTERPOL, à Lyon (France), et au Bureau régional de l’Organisation au Kenya, cette formation comprenait des exercices pratiques visant à acquérir les méthodes les plus performantes pour l’analyse d’importantes quantités de données criminelles – un facteur crucial pour identifier les cibles ayant une grande valeur aux yeux des pirates et permettre aux enquêteurs de suivre les traces laissées par l’argent des rançons.

Ce projet, qui permettra d’harmoniser les capacités d’analyse dans toute la région afin d’aider les responsables des services chargés de l’application de la loi, fait suite à l’augmentation constatée du nombre de faits de piraterie au large de la Corne de l’Afrique et des côtes d’Afrique de l’Est, et au nombre élevé de pirates actuellement détenus au Kenya et aux Seychelles.

Le Ministre de l’Intérieur, de l’Environnement et des Transports seychellois, M. Joël Morgan, et le Directeur général de la police seychelloise, M. Ernest Quatre, ont assisté samedi à la clôture officielle du stage.