All news
|
Print
27 avril 2012

Un colloque INTERPOL souligne l’importance des progrès de la dactyloscopie dans la lutte contre la criminalité transnationale

LYON (France) – Utiliser les progrès technologiques afin d’améliorer le partage des données biométriques est essentiel pour lutter efficacement contre toutes les formes de criminalité transnationale, ont appris les participants au 7ème Colloque international sur la dactyloscopie.

Parmi les principaux thèmes de cette réunion de trois jours (25 - 27 avril), qui a rassemblé près de 150 délégués venus de 51 pays, figuraient l’interopérabilité et l’exploitation des progrès technologiques par les services chargés de l’application de la loi afin de multiplier au maximum les possibilités d’identification des malfaiteurs partout dans le monde.

S’adressant aux participants, le Directeur exécutif des Services de police d’INTERPOL, M. Jean-Michel Louboutin, a mis en avant les nouveaux outils et normes conçus par l’Organisation afin de recueillir et d’analyser encore plus rapidement les données dactyloscopiques de ses pays membres.

« La technologie en matière de dactyloscopie est, par la rapidité de son évolution, sa fiabilité et son efficacité, l’une des meilleures solutions pour identifier les malfaiteurs, en particulier ceux qui tentent de se soustraire à la justice », a déclaré M. Louboutin.

« Il s’agit en outre d’un domaine où la coopération des secteurs public et privé est essentielle, afin de poursuivre cette évolution et d’obtenir des succès tels que ceux dont nous avons été témoins. »

« Toutefois, un tel niveau de résultat ne peut être maintenu et amélioré que par un partage accru des données dactyloscopiques au niveau mondial et, à cet égard, INTERPOL joue un rôle unique et essentiel pour l’ensemble de ses 190 pays membres » a conclu M. Louboutin en ajoutant que depuis le colloque précédent en 2010, le nombre d’empreintes digitales enregistrées dans la base de données INTERPOL a augmenté de 30 % pour dépasser 160 000 et que, durant cette même période, 2 800 identifications ont été réalisées.

La lutte contre la piraterie maritime a également été citée comme un domaine dans lequel les outils INTERPOL peuvent apporter une valeur ajoutée, plusieurs pirates somaliens ayant été identifiés après l’envoi par les Seychelles de leurs empreintes digitales au Secrétariat général d’INTERPOL : leur comparaison avec les traces déjà enregistrées dans la base de données a permis de les identifier comme étant des individus recherchés par la Belgique et l’Inde.

Le Chef de l’Unité Dactyloscopie d’INTERPOL, M. Mark Branchflower, a encouragé les participants à promouvoir l’utilisation accrue du système automatique de reconnaissance des empreintes digitales d’INTERPOL, qui permet d’avoir instantanément accès à la base de données mondiale centrale sur les empreintes digitales de l’Organisation.

Patrick Mutua Ndunda, Criminal Identification Bureau - Kenya

Paul Butler, Foster & Freeman