All news
|
Print
12 janvier 2013 - Media release

Arrestation en Australie du malfaiteur en fuite américain Chichakli, ancien associé de Bout, avec le soutien d’INTERPOL

LYON (France) – Richard Ammar Chichakli, associé présumé du trafiquant d’armes Viktor Bout, a été arrêté en Australie. Il faisait l’objet d’une notice rouge INTERPOL publiée à la demande des autorités américaines pour toute une série d’infractions parmi lesquelles le blanchiment de fonds, l’escroquerie et l’association de malfaiteurs en vue d’enfreindre des sanctions économiques.

Chichakli, ressortissant américano-syrien, est soupçonné de s’être associé à Bout pour enfreindre l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA – Loi sur les pouvoirs économiques en cas d’urgence internationale, adoptée par les États-Unis) en tentant d’acheter deux avions à des compagnies aériennes situées aux États-Unis. Chichakli est également visé par des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies et inscrit sur les listes des personnes visées par une interdiction de voyager et par le gel des avoirs en tant que personne associée à une entité qui apporte un soutien financier ou militaire aux groupes rebelles armés au Libéria et dans d’autres pays de la région.

Chichakli a été arrêté après des contrôles de sécurité effectués dans le cadre d’une procédure de recrutement au sein du service public australien, qui ont révélé une concordance avec des informations figurant dans une notice rouge INTERPOL – avis de recherche international – publiée à la demande des autorités américaines en 2012.

Michele Leonhart, Directrice de la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis, a déclaré : « La communauté internationale des services chargés de l’application de la loi avait depuis longtemps compris que Richard Chichakli était un agent facilitateur clé des infractions commises dans le cadre du trafic d’armes mondial organisé par Viktor Bout. Son arrestation rend le monde plus sûr ».

Preet Bharara, Procureur fédéral de Manhattan, a salué le travail d’enquête remarquable réalisé par la DEA et a remercié la police fédérale australienne, la police de l’État de Victoria, le ministère de la Justice australien, le Bureau des Affaires internationales du ministère de la Justice américain, le Département d’État américain et INTERPOL pour leur aide dans cette affaire.

« Comme nous le pensions, Richard Ammar Chichakli a collaboré avec le plus célèbre trafiquant d’armes au monde pour acquérir des avions devant servir au transport d’armes vers des zones de conflit comptant parmi les plus sanglantes de la planète, en violation des sanctions internationales. Grâce à la coopération de tous nos partenaires des services chargés de l’application de la loi aux États-Unis et à l’étranger, Chichakli a finalement été arrêté et va maintenant répondre de ses actes devant la justice », a déclaré M. Bharara.

Le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble, a déclaré que cette affaire soulignait une fois de plus la valeur ajoutée de la publication des notices rouges INTERPOL pour les pays.

« La demande de publication d’une notice rouge à l’encontre de Chichakli formulée par le Bureau INTERPOL de Washington a permis de s’assurer que la communauté mondiale des services chargés de l’application de la loi était alertée quant au statut de personne recherchée de l’intéressé. Les autorités australiennes ont ainsi pu l’identifier et l’arrêter, en collaboration avec leurs homologues américains et le service de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite (FIS) d’INTERPOL, au siège du Secrétariat général », a déclaré le chef d’INTERPOL.

Le Chef du Bureau central national (B.C.N.) INTERPOL de l’Australie, le Commandant Fiona Drennan de la Police fédérale australienne, et le Chef du B.C.N. de Washington, Shawn Bray, ont salué l’ampleur de la coopération entre les B.C.N. de Canberra et de Washington et le service FIS, qui a mené à l’arrestation de Richard Chichakli jeudi.

« La coopération entre les pays membres d’INTERPOL et l’utilisation efficace des outils internationaux disponibles sont essentielles pour assurer la sécurité collective et traduire les malfaiteurs en justice », a déclaré le Commandant Drennan.

Chichakli fait l’objet de neuf chefs d’accusation distincts : association de malfaiteurs en vue d’enfreindre l’IEEPA ; association de malfaiteurs aux fins de blanchiment de fonds ; association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie par la voie électronique ; et six chefs d’accusation d’escroquerie par la voie électronique. S’il est condamné, il encourt une peine maximale de 20 ans pour chacun de ces chefs d’accusation.