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09 février 2013 - Media release

Alors que sa tournée en Afrique se termine, le chef d’INTERPOL salue la contribution du Congo à un monde plus sûr

Ce déplacement historique en République du Congo est la 160ème visite effectuée par le Secrétaire Général d’INTERPOL dans un pays membre


BRAZZAVILLE (République du Congo) – Dans une allocution prononcée devant de hauts responsables du gouvernement et des services chargés de l’application de la loi de la République du Congo, le Secrétaire Général d’INTERPOL, Ronald K. Noble, a déclaré que l’organisation internationale de police pouvait compter sur la contribution de leur pays à un monde plus sûr.

Au ministère de l’Intérieur, à Brazzaville, M. Noble a souligné que la République du Congo est, parmi les pays d’Afrique centrale, le premier utilisateur de la base de données d’INTERPOL sur les véhicules automobiles volés et perdus, et le deuxième plus important pour les trois principales bases de l’Organisation (données nominatives, véhicules automobiles volés et documents de voyage perdus), ce qui témoigne de l’importance attachée par ce pays à la sécurité nationale, régionale et mondiale.

La République du Congo exerçant actuellement la présidence de la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (CEMAC), le chef d’INTERPOL s’est dit confiant quant à l’aboutissement prochain des projets d’ouverture de l’accès aux outils et services INTERPOL aux principaux postes-frontières des six pays membres de la CEMAC.

« La République du Congo a depuis longtemps pris conscience de l’importance fondamentale de la coopération policière internationale pour combattre efficacement la criminalité transnationale », a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, qui s’est également entretenu avec Charles Richard Mondjo, Ministre de la Présidence chargé de la Défense nationale, Jean-Dominique Okemba, Conseiller spécial du Président et Secrétaire Général du Conseil national de sécurité, et Jean-François Ndengue, Directeur Général de la police. M. Noble a également rendu visite au personnel du Bureau central national INTERPOL de Brazzaville.

« Par son utilisation systématique des bases de données d’INTERPOL, sa reconnaissance du Document de voyage INTERPOL et sa volonté de partager son expertise et de bénéficier de celle des autres pays, la République du Congo manifeste son engagement à l’égard de la communauté mondiale des services chargés de l’application de la loi, de la sécurité de ses citoyens et de la sécurité internationale », a ajouté le chef d’INTERPOL.

M. Noble a rappelé le déploiement d’une Cellule de crise INTERPOL à Brazzaville, en novembre 2012, suite au crash d’un avion-cargo près de l’aéroport international Maya-Maya, accident lors duquel 27 personnes ont perdu la vie. Une autre Cellule de crise avait été déployée dans ce pays en 2011, dans le but d’aider et de conseiller la police scientifique du Congo après une catastrophe aérienne qui avait fait 23 victimes.

« Grâce à la reconnaissance du Document de voyage INTERPOL par la République du Congo, lorsque notre aide a été sollicitée, INTERPOL a pu déployer une équipe à Brazzaville sans les retards superflus qui, dans les situations de crise où le facteur temps est une donnée capitale, peuvent avoir de graves conséquences », a affirmé le chef d’INTERPOL.

Lors de sa tournée en Afrique, du 4 au 9 février, les premières visites du Secrétaire Général à Djibouti, en Somalie, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo et en République du Congo ont permis au chef de l’organisation internationale de police de s’entretenir directement avec les responsables des services chargés de l’application de la loi, et de déterminer les secteurs dans lesquels INTERPOL peut renforcer son soutien aux Bureaux centraux nationaux.

La tournée de M. Noble dans l’ensemble de la région a porté à 160 le nombre total de pays auxquels il a rendu visite depuis son accession à la fonction de Secrétaire Général d’INTERPOL, en 2000, un record pour le chef d’une organisation internationale.