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07 mars 2013

Lancement du projet d’INTERPOL et de l’UE visant à renforcer la sécurité aux frontières libyennes

TRIPOLI (Libye) – De hauts responsables d’INTERPOL, de l’Union européenne (UE) et de la Libye ont inauguré un outil INTERPOL de contrôle en temps réel des passeports mis en place à l’aéroport international de Tripoli, dans le cadre de l’action internationale engagée pour améliorer la sécurité aux frontières libyennes.

Grâce au Projet RELINC d’INTERPOL (Rebuilding Libya’s Investigative Capability – Reconstruire la capacité d’enquête de la Libye), qui est financé par l’UE et dont le budget s’élève à 2,2 millions d’euros, les autorités chargées des contrôles aux frontières en Libye seront pour la première fois en mesure d’accéder directement à la base de données mondiale d’INTERPOL afin de détecter les passeports volés et perdus et ainsi, d’identifier immédiatement les personnes cherchant à dissimuler leur véritable identité, y compris des individus recherchés au niveau international, des terroristes présumés et des criminels transnationaux.

La base de données sur les documents de voyage volés et perdus (SLTD) contient quelque 36 millions de documents partagés par 166 pays et enregistre chaque mois plus de 50 millions de connexions de la part des autorités chargées de l’application de la loi dans le monde entier.

Mme Catherine Ashton, Haute Représentante de l’UE, a déclaré : « Ce nouveau programme UE-INTERPOL est un parfait exemple du type de soutien concret que l’UE et ses partenaires fournissent à la Libye. Il répond en temps réel à des besoins réels, met à disposition une expertise de premier ordre et apporte des bénéfices tangibles aux deux parties ».

« La transition de la Libye vers une société sécurisée est menacée par la criminalité organisée et le terrorisme transnationaux », a indiqué le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble.

« Cette initiative de collaboration d’INTERPOL avec l’UE et les autorités libyennes est une avancée importante parce qu’elle renforcera la capacité de la Libye à repérer les activités criminelles et terroristes et à enquêter à leur sujet, ce qui peut avoir une incidence sur toute la région », a ajouté le chef d’INTERPOL.

RELINC, un projet d’une durée de 18 mois lancé en septembre 2012, est dirigé par le Bureau du Représentant spécial d’INTERPOL auprès de l’Union européenne, avec le soutien de l’unité Moyen-Orient & Afrique du Nord et de la Direction des Systèmes d’information et des technologies d’INTERPOL, qui se trouvent au siège du Secrétariat général de l’Organisation, à Lyon.

Outre l’octroi à des points frontaliers stratégiques d’un accès distant aux bases de données d’INTERPOL, ce projet comprend les grands volets suivants :

  • Procéder à une vaste évaluation des menaces que constituent la criminalité organisée et le terrorisme transnationaux en Libye, afin d’aider le gouvernement et la police à définir des objectifs stratégiques en matière de répression ;
  • Créer une unité opérationnelle pérenne d’analyse criminelle au sein du service de la police judiciaire libyenne ;
  • Renforcer la capacité du Bureau central national INTERPOL de Tripoli à tirer le meilleur parti du réseau et des outils de police d’INTERPOL ;
  • Créer un prototype de base de données de police criminelle au siège de la police pour permettre à la police libyenne de stocker et d’échanger efficacement les informations criminelles ;
  • Mieux informer et former la police libyenne sur les outils et les mécanismes de coopération internationale offerts par INTERPOL.

La cérémonie d’inauguration était présidée par le Directeur général du service des passeports et de l’immigration de la Libye, le Brigadier Issa Hammad. Étaient également présents le Directeur général chargé de la réponse aux crises de l’UE, M. Agostino Miozzo ; le Représentant spécial d’INTERPOL, M. Pierre Reuland ; le responsable du Projet RELINC, M. Olivier Bertrand ; et le Chef du Bureau central national INTERPOL de la Libye, le Colonel Abdulhamid al Ghazali.