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23 septembre 2011

INTERPOL organise en Pologne une formation aux enquêtes sur les incidents radiologiques et nucléaires afin de promouvoir un plan d’action commun

VARSOVIE (Pologne) – Des représentants de dix pays d’Europe de l’Est se sont réunis la semaine dernière pour apprendre comment enquêter efficacement sur des actes criminels présumés où interviennent des matières, des technologies ou des armes radiologiques et nucléaires. Des enquêteurs chevronnés des services chargés de l’application de la loi, des douanes et d’autres forces de sécurité se sont associés avec les autorités de santé publique et de réglementation nucléaire de leurs pays pour s’attaquer au problème de la prévention, de la préparation et des enquêtes concernant l’utilisation illicite et le trafic de matières nucléaires et radiologiques.

La formation (du 12 au 15 septembre) faisait suite à la Conférence mondiale d’INTERPOL sur la prévention du terrorisme radiologique et nucléaire qui s’est tenue à Lyon en mai, et est la formation pilote de l’Unité de prévention du terrorisme radiologique et nucléaire d’INTERPOL. Suivant l’exemple du programme apparenté mis en place par l’Unité de prévention du bioterrorisme d’INTERPOL, l’Unité de prévention du terrorisme radiologique cherche à organiser des formations sur les méthodes d’enquêtes efficaces s’appuyant sur le renseignement et axées sur la prévention.

Tout en étant centrée sur les activités de police dans le cadre d’une approche interservices, la lutte contre le terrorisme radiologique et nucléaire nécessite de faire bloc et de mettre en place une coopération aussi large que possible entre tous les organismes nationaux et internationaux concernés.

Le Général Andrzej Matejuk, Commandant en chef de la police polonaise, a remercié INTERPOL de s’être tourné vers la Pologne et les autres pays de la région. Dans son discours liminaire, il a souligné que « la lutte contre les menaces radiologiques et nucléaires est l’une de nos priorités au cours de la Présidence polonaise de l’Union européenne », et a décrit la formation comme « une occasion unique de prendre part aux débats et aux exercices pratiques qui permettront aux participants d’élaborer un plan d’action commun contre les menaces terroristes radiologiques et nucléaires ».

Au cours de la semaine de formation à Varsovie, les 29 participants venus de dix pays ont non seulement découvert les aspects théoriques et scientifiques de la production, du trafic et de l’utilisation illicite de matières nucléaires et radiologiques, mais ils ont également participé à des exercices sur le terrain, en utilisant des systèmes de détection mobiles fournis par le programme SLD (Second Line of Defense) du Département de l’Énergie des États-Unis, et à des exercices interactifs simulant l’utilisation de la police scientifique en matière de terrorisme nucléaire dans des enquêtes.  

La formation a réuni des équipes interservices de quatre personnes venues de dix pays de la région : le Bélarus, la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, Israël, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Slovaquie et l’Ukraine.

L’équipe de formateurs illustrait elle aussi les liens internationaux et multiservices qu’INTERPOL s’efforce d’entretenir dans le domaine des risques chimiques, biologiques, radiologiques, nucléaires et liés aux explosifs (CBRNE). Ces spécialistes représentaient des organisations internationales variées telles que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et des services nationaux chargés de l’application de la loi et de la santé publique d’Australie, du Canada, de Corée du Sud, des États-Unis, des Pays-Bas, de Pologne, du Royaume-Uni et de Slovaquie.