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12 décembre 2012 - Media release

La Grèce va pour la première fois lancer des poursuites dans une affaire de piraterie maritime en utilisant des éléments de preuve réunis par une équipe INTERPOL

Le chef d’INTERPOL s’engage à apporter un soutien total aux services de police grecs


LYON (France) – Des éléments de preuve recueillis par une Cellule de crise INTERPOL (IRT) après la libération du pétrolier Irene SL, en avril 2011, vont être utilisés par la Grèce dans le cadre de la première procédure judiciaire ouverte par le pays pour une affaire de piraterie maritime.

Cette nouvelle a été annoncée lors d’un entretien entre le chef de la police grecque, le Lieutenant général Nikolaos Papagiannopoulos, et le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble. Les conversations, qui se sont tenues au siège du Secrétariat général de l’organisme mondial de police, avaient pour but de trouver des moyens d’apporter un soutien accru à la police grecque.

La Cellule de crise a été déployée à Durban (Afrique du Sud), avec l’aide des services de police Sud-africains et en coordination avec la force navale de l’Union européenne (EU NAVFOR) et INTERTANKO, afin d’enquêter sur la scène de crime et d’interroger les personnes prises en otage à bord de l’Irene SL, libéré par les pirates somaliens 58 jours après son détournement au large d’Oman.

Plusieurs membres de l’équipage ont été en mesure d’identifier quatre des pirates grâce à un album photo INTERPOL sur la piraterie maritime contenant des images transmises par les États membres et les forces navales présentes dans le Golfe d’Aden et la partie ouest de l’océan Indien.

Le Secrétaire Général Noble a déclaré que cette affaire est la parfaite illustration de ce qu’INTERPOL peut apporter à ses pays membres, ainsi que du caractère essentiel de l’échange d’informations et d’une démarche collaborative pour affronter les problèmes de criminalité partout dans le monde.

« En ces temps de restrictions budgétaires, la valeur ajoutée d’INTERPOL et de son réseau mondial pour chaque pays et pour la sécurité dans le monde est d’autant plus évidente », a déclaré le chef d'INTERPOL.

« INTERPOL continuera d’apporter le maximum de soutien à la Grèce et appelle la communauté mondiale des services chargés de l’application de la loi, les pays et les institutions régionales à recenser les domaines dans lesquels ils peuvent aider la Grèce à relever les défis qui nous concernent tous », a ajouté M. Noble.

Le Lieutenant général Papagiannopoulos a déclaré : « Les possibilités de coopération internationale entre services chargés de l’application de la loi par le canal d’INTERPOL contribuent à améliorer l’efficacité des services de police nationaux ».

« Les conversations d’aujourd’hui avec le Secrétaire Général Noble nous ont donné l’occasion de réfléchir aux moyens de mettre à profit la coopération existante et de rechercher ensemble des voies de développement futur », a ajouté M. Papagiannopoulos.

Lors de sa visite, M. Papagiannopoulos – qui était accompagné du Brigadier général Zacharoula Tsirigoti, Directeur chargé de la Coopération policière internationale, et du Brigadier général Dimitrios Sofios, Directeur adjoint du Département des enquêtes criminelles de l’Attique – a également été informé des dernières évolutions concernant divers outils et services INTERPOL, parmi lesquels une base de données mondiale visant à renforcer la coopération internationale dans des domaines tels que la lutte contre l’immigration illégale et la traite d’êtres humains.